Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
Pour nous apporter votre aide, cliquer ici
15 Quand
GEt
SØ les frères de Joseph virent que leur père était mort Set ils eurent peur alors ils dirent :
— Peut-être que Joseph nous a gardé rancune
Sva garder querelle
et qu'il veut faire revenir sur nous tout le mal que nous lui avons fait.
Gqu'il va nous rendre en châtiment tous les maux que nous lui avons infligés.
Speut-être va-t-il nous rendre tout le mal que nous lui avons fait.
15 Celui-ci mort, ses frères eurent peur et s'entretinrent mutuellement :
— Qu'il n'aille pas se souvenir de l'injustice qu'il a subie
et ne nous rende tout le mal que nous avons commis !
15 Quand les frères de Joseph virent que leur père était mort alors ils dirent :
— Joseph ne nous a-t-il pas gardé rancune, veut-il faire revenir sur nous le mal que nous lui avons fait ?
16 Et ils ordonnèrent à
Gvinrent vers Joseph en disant
Set ils lui dirent : — Ton père a donné cet ordre
Gfait prêter serment avant sa mort en disant
Set dit :
16 Ils chargèrent de lui dire : — Ton père a donné cette prescription avant de mourir,
17 — Ainsi vous direz à Joseph :
— Ah ! Pardonne je te prie le crime de tes frères
S— Je te prie pardonne la folie à tes frères
et leur péché car ils t'ont fait du mal.
Sleurs péchés, le mal qu'ils t'ont fait.
Et maintenant pardonne M Samje te prie le crime
Sla folie des serviteurs du Dieu de ton père.
Et Joseph pleura aux paroles qu'ils lui adressaient.
Scomme ils lui parlaient.
17 — Ainsi vous direz à Joseph :
— Pardonne-leur leur injustice
et leur péché car ils t'ont infligé des maux.
Et maintenant ne tiens pas compte de l'injustice des serviteurs du Dieu de ton père.
Et Joseph pleura pendant qu'ils lui parlaient.
17 que nous te disions ces mots de lui :
— Je te supplie d'oublier le crime de tes frères
et le péché et la malice qu'ils ont exercés contre toi.
Nous aussi, nous te prions de lever sur les serviteurs du Dieu de ton père cette iniquité.
Après avoir entendu ces paroles, Joseph pleura.
18 Et même, ses frères allèrent
V ses frères vinrent vers lui
et tombèrent devant lui et lui
Vinclinés à terre, dirent : — Nous voici pour toi comme serviteurs.
Vsommes tes serviteurs.
18 Et ils allèrent vers lui, dirent : — nous, que voici, nous sommes tes serviteurs.
19 Joseph leur dit :
VEt lui leur répondit :
— Ne craignez-pas car suis-je à la place de Dieu ?
Gcar je suis de Dieu
V: pouvons nous refuser la volonté de Dieu ?
20 Vous, vous avez conçu du mal à mon sujet, Dieu l'a conçu pour un bien
afin d’accomplir ceci aujourd’hui :
conserver la vie d'un peuple nombreux.
20 Vous, vous avez médité du mal contre moi mais Dieu a médité du bien pour moi
en sorte qu'il en soit ainsi aujourd'hui :
nourrir jusqu'au bout un peuple nombreux.
20 Vous, vous avez médité du mal à mon sujet et Dieu l'a fait tourner en bien
afin de m'exalter, comme vous comprenez maintenant,
et rendre saufs de nombreux peuples.
21 Et maintenant
Gil leur dit : — ne craignez pas, moi, je vous soutiendrai
Gnourrirai jusqu'au bout
Snourrirai vous et vous enfants.
Gvos maisons.
Et il les réconforta et parla à leur coeur.
Scombla leurs coeurs.
21 Ne craignez pas, je vous ferai paître, vous et vos tout-petits.
Et il les consola et leur parla avec tendresse et douceur.
22 Et Joseph demeura en Égypte lui et Gses frères et la totalité de
Stoute la maison de son père
et Joseph vécut cent-dix ans.
22 Et il habita en Égypte avec toute la maison de son père et vécut cent-dix ans.
Et il vit les fils d'Éphraïm jusqu'à la troisième génération
même les fils de Maquir, fils de Manassé, naquirent sur les genoux de Joseph.
23 Joseph vit d’Éphraïm, les fils de la troisième génération
M Get M Sam Smême les fils de Makir, fils de Manassé furent enfantés sur les genoux
Samdu temps
Gsur les cuisses de Joseph.
23 Après cela, il dit à ses frères :
— Après ma mort, Dieu vous visitera et vous fera monter de cette terre
vers la terre qu’il promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob.
24 Et Joseph dit à ses frères :
— Voici que je suis mourant, mais Dieu vous visitera, c'est certain,
Sse souviendra sûrement de vous et vous fera monter de ce pays
vers le pays qu’il
Gque Dieu a promis par serment à Abraham, à Isaac, et à Jacob.
Gvos pères Abraham et Isaac et Jacob.
24 Alors qu'il leur avait fait prêter serment, il leur avait dit : — Dieu vous visitera.
Emmenez mes ossements avec vous hors de ce lieu.
25 Et Joseph fit prêter serment aux fils d’Israël, en disant : — Dieu vous visitera, c'est certain
et vous ferez monter mes ossements d'ici Sam G Savec vous.
25 Il mourut après cent-dix années comblées durant sa vie
et fut embaumé avec des aromates et déposé dans un cercueil en Égypte.
ICI FINIT LE LIVRE « BRESHIT »
C'EST-À-DIRE : GENÈSE
37,2–50,26
Ici commence l'histoire de Joseph, d'un caractère nettement distinct du cycle de Jacob. Alors que ce dernier se termine au ch.35 avec l'achèvement de l'ensemble des institutions nécesssaires à la vie des tribus établies en →Terre promise, l'histoire de Joseph annonce l'Exode et le thème du Retour.
Au contraire des précédentes, cette histoire se déroule sans intervention visible de Dieu, sans révélation nouvelle, mais elle est tout entière un enseignement, exprimé en clair à la fin (Gn 50,20 et déjà Gn 45,5-8) :
De nombreux traits du récit témoignent d'une certaine connaissance des choses et des usages de l'ancienne Égypte, tels que les documents égyptiens nous les révèlent. Cependant,
49,1–33 ; 50,15–26 Liturgie catholique latine
37,2–50,26 Jacob préférait Joseph Joseph et ses frères - Oratorio Le cycle de Joseph occupe les quatorze derniers chapitres de la Genèse. Vendu par ses frères, esclave puis prisonnier en Égypte, il devient le second du royaume ; la famine conduit ses frères devant lui, qui ne le reconnaissent pas. Il les éprouve, les retient, les renvoie, puis se fait reconnaître. Le récit se conclut sur une parole adressée aux frères : « Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu l’a changé en bien » (Gn 50,20).
Joseph pleure huit fois dans ce récit, souvent en cachette. Hændel puis Méhul ont écrit sur cette histoire deux œuvres qui s’attachent moins aux événements qu’aux sentiments éprouvés par les personnages.
L’opéra-comique de Méhul, sur un livret d’Alexandre Duval, est créé à Paris en février 1807. C’est l’œuvre la plus célèbre du compositeur, longtemps jouée en France et en Allemagne.
Méhul choisit la sobriété.
Aucune intrigue amoureuse, aucune épouse égyptienne : le seul rôle aigu est celui de Benjamin, chanté par une soprano. Le drame se resserre sur le père, les fils et le frère perdu.
Joseph, devenu ministre de Pharaon sous un nom égyptien, y chante le souvenir de la vallée d’Hébron et de la maison paternelle. Sa romance « À peine au sortir de l’enfance » raconte sa propre histoire à ceux qui ne le reconnaissent pas.
Siméon porte le poids de la faute. C’est lui que le remords ronge, jusqu’à l’aveu devant son père.
Étienne Nicolas (1763-1817), La légende de Joseph en Égypte, 1807
Claude Bardon (dir.), Ensemble Choral Intermezzo, Orchestre régional de Picardie: Le Sinfonietta
L’oratorio est achevé à l’été 1743 et créé à Covent Garden le 2 mars 1744, après Messiah, Samson et Semele. Le livret est de James Miller, pasteur et auteur de comédies, mort quelques semaines après la création ; il adapte en partie un drame d’Apostolo Zeno (1722).
L’œuvre ne commence pas au puits de Gn 37. Au lever du rideau, Joseph est en prison, « dans une attitude mélancolique » ; l’acte I le conduit de l’interprétation des songes de Pharaon à son mariage avec Asenath (Gn 41,45). La trahison des frères n’est jamais montrée : elle n’existe que dans les remords.
Ces remords ont un visage, celui de Siméon, rôle créé par le ténor favori de Haendel, John Beard. Dans la Genèse, Joseph le garde en otage (Gn 42,24) ; Siméon est aussi l’un des deux frères qui avaient pris l’épée à Sichem. L’acte II s’ouvre sur lui en prison, en miroir de Joseph à l’acte I, et Haendel en fait le personnage le plus tourmenté de l’œuvre. C’est la parole des frères en Gn 42,21 : « Vraiment, nous sommes coupables envers notre frère. »
Benjamin est confié à une voix d’enfant, créée par le jeune Samuel Champness. Ses airs, délicats, sont entrecoupés de nombreux silences. Dans la scène centrale, il chante sa pitié pour son père tandis que Joseph, sans se faire connaître, exprime son angoisse en apartés : un duo dont les deux voix ne se répondent pas. Ce sont les larmes de Gn 43,30, quand Joseph, bouleversé à la vue de son frère, sort en hâte pour pleurer à l’écart.
Quand les frères refusent de repartir sans Benjamin, Joseph se fait reconnaître, et l’oratorio s’achève dans la réconciliation.
Georg Friederich (1685-1759), Joseph and his brethren HWV 59, 1744
Nicholas McGegan (dir.), Philharmonia Baroque Orchestra & Chorale