Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 VALLELUIA
Célébrez YHWH
VConfessez le Seigneur car il est bon
puisque éternelle
Vpour les siècles est sa miséricorde
1 ...
2 Qu’Israël dise :
— Éternelle est sa miséricorde !
2 ...
2 que maintenant le dise Israël : — Il est bon :
pour les siècles est sa miséricorde !
3 Que le dise la maison d’Aaron :
— Éternelle est sa miséricorde !
3 ...
3 que maintenant le dise la maison d'Aaron
puisque pour les siècles est sa miséricorde
1 V—IUXTA HEBR.
113,1–118,29 Béni soit le Nom du Seigneur. Le grand Hallel. Ce psaume est le premier du Hallel, suite de psaumes de louange (113-118) chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš, Liturgie Nb 28,11–15). Le Hallel complet se dit aux Cabanes, les huits jours de Hanoukka (Liturgie 1M 4,36–60), les deux premiers jours de Pâque, les deux jours de Pentecôte. Il est abrégé les six derniers jours de Pâque et les néoménies.
Les flammes qui montent de la hanoukkia (photographie, 2019)
1–29 JUDAÏSME Ce chant clôt le Hallel (Liturgie Ps 113,1–9).
L'ensemble a peut-être été utilisé pour la →fête décrite en Ne 8,13-18 ; cf. Esd 3,4 ; Za 14,16. Cf. aussi Esd 3,11.
Ce psaume est le sixième du Hallel, suite de psaumes de louange chantée les matins des fêtes et des néoménies (Ros ḥōdeš) (voir Ps 113). Les quatre premiers versets sont répétés chacun par l'assemblée après le ministre-officiant. 5-29 sont chantés en choeur par l'assemblée sur un air apparenté à celui du Cantique de Moïse.
24.1 Voici le jour + Confessez le Seigneur CHANT GRÉGORIEN Psaume pascal par excellence et leitmotiv du jour de Pâques et de toute l’octave pascale Dès les premiers temps de l’Église, ce psaume 118 (117) a été réservé pour la liturgie de Pâques. En effet pendant toute l’octave de Pâques, les graduels de la messe lui empruntent successivement l’un ou l’autre de ses versets. Les mots Haec dies quam fecit Dominus : exsultemus et laetemur in ea constituent le leitmotiv de toute l’octave, servant de verset et répons à toutes les Heures de l’office et dans les monastères de verset au réfectoire pour le bénédicité et les grâces. Il est même utilisé par l’excitateur pour réveiller les frères tôt le matin. On peut considérer l’expression Haec dies comme le pendant pascal de l’Hodie qui est employé de manière préférentielle dans la liturgie de Noël.
Le graduel Haec dies comporte en fait 6 versets dont 5 sont tirés du Ps 118 sauf celui qui est attribué au mardi dans l’octave et qui est extrait du Ps 107,2 « Que le disent ceux qui ont été rachetés par le Seigneur, ceux qu’il a rachetés de la main de l’ennemi des régions il les a rassemblés. »
Pâques et les autres jours de l'octave :
YouTube - Jour de Pâques - Graduel : Haec Dies - Chœur des moines de l'Abbaye de Solesmes (→Grad. 196-197)
Faisant suite à l’introït qui nous introduit dans l’intime action de grâces du Christ à son Père, le graduel constitue la manifestation grandiose de la joie pascale. C’est « le Jour que fit le Seigneur », signe de l’éternelle béatitude pour tous les croyants, membres du Christ. Ils exultent à cause du vainqueur de la mort qui leur a ouvert l’entrée dans la vie éternelle. « La sainte Église veut que nous nous regardions comme déjà ressuscités avec lui, comme déjà en possession de la vie éternelle. ». (→ L'Année liturgique Temps pascal, 7,18). Après la célébration de la Passion et à la lumière de la grâce pascale, l’Église fait monter une immense action de grâces confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius, « cri du cœur qui monte spontanément aux lèvres », sachant tout ce qu’elle doit à la miséricordieuse bonté de Dieu. On a pu dire avec raison que Pâques est le vrai dimanche de la miséricorde, le 2e dimanche ne l’étant qu’en tant que jour de l’octave.
Haec dies, quam fecit Dominus | exsultemus | et laetemur in ea | V/ Confitemini Domino | quoniam bonus | quoniam in saeculum | misericordia eius. (« Voici le jour que fit le Seigneur | exultons | et réjouissons-nous en lui | V/ Confessez le Seigneur | car il est bon | puisque pour l’éternité | est sa miséricorde. ») Seule différence : la V ajoute le verbe être entre haec dies. Le verset du graduel « Haec dies » du Jour de Pâques est le même que celui de l’alléluia de la nuit : « Confitemini Domino quoniam bonus : quoniam in saeculum misericordia eius »
Messe de la Vigile Pascale - Alleluia: Confitemini ... YouTube · Chœur des moines de l'Abbaye de Solesmes - Topic (→Grad.. 191-192)
Alleluia V/ Confitemini Domino, quoniam bonus | quoniam in saeculum misericordia eius. (« Confessez le Seigneur | car il est bon | puisque pour l’éternité est sa miséricorde. »)
(→Grad. 239-240)
Même texte que celui de la Vigile pascale.
1.19.21.28s Confessez | je confesserai (V) Confitemini | confitebor Saint Augustin explique le véritable sens du terme « confesser » à ses auditeurs qui le plus souvent ne retiennent que le sens d' « aveu » au détriment de la « louange ». Dès qu'ils entendent le mot confiteor, ils se frappent la poitrine.
1.19.21.28.29 Confessez | je confesserai (V) FRANÇAIS BIBLIQUE Un terme merveilleusement ambivalent En français courant (comme dans celui de fidèles dès le 4e s. : Tradition chrétienne Ps 118,1.19.21.28s !), les mots « confession » ou « confesser » évoquent surtout le sentiment de culpabilité, l'auto-accusation, ou le ... confessionnal ! Mais ces significations devenus habituelles ne sont que dérivées.
Dans l'Écriture, et particulièrement dans le psautier latin, le verbe confiteor traduit le verbe grec exomologeô qui signifie « promettre, consentir, avouer, confesser, glorifier, rendre grâce » ; le sens dominant de l'acte de parole désigné par le verbe est celui de la confessio laudis.
Pour évoquer toute la richesse de ce mouvement de l'âme si profond, la traduction gardera autant que possible les mots « confession » ou « confesser ».
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113,1–118,29 Hallelujah
Leonard Cohen (1934-2016), Hallelujah, 1984
Hallelujah, qui signifie en hébreu Hallelou « Rendez louange » Yah, Yahweh « à Dieu », est une chanson écrite par Leonard . Elle a été enregistrée pour la première fois sur son album de 1984 intitulé . Avec une dramatique ironie, ce psaume des jours modernes pose en contraste d'une part l'adoration des Psaumes de David pour le Seigneur qui s'est plu à écouter son harpe mystique, et d'autre part l'adoration du narrateur pour son amante qui ne s'est jamais plu à écouter sa musique. Il est comme David captivé par la beauté de Bethsabée quand il la voit dans son bain (2S 11,2), mais alors il perd sa puissance comme Samson à cause de Dalila (Jg 16,1-31). L'amour l'a laissé seul sur un chemin de douleurs et de souffrances malgré des moments d'intimité, et dans un verset final faisant allusion à la mort d'Urie (2S 11,6-17), il nous dit qu'il n'a rien appris de l'amour si ce n'est comment se protéger de potentiels rivaux.