Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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7 Et YHWH
Sle Seigneur Dieu façonna l’homme de la poussière du sol
et il souffla dans ses narines une respiration de vies
et l’homme devint une âme vivante.
7 Le Seigneur Dieu
GEt Dieu façonna alors l’homme de la poussière de la terre
et il insuffla en sa face un souffle de vie
et l’homme devint une âme vivante.
2,1–3,24 PERSONNAGE Adam
Adam et Eve (fresque, 300-337), Catacombes de Marcellin et Pierre (Rome)
Cette représentation d’Adam et Ève compte parmi les premières représentations d’Adam et Ève. Placés de chaque côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève cachent leur nudité et se tiennent tête inclinée, yeux baissés, honteux de la faute qu’ils viennent de commettre.
Statue d'Adam (1260), Notre-Dame de Paris, Musée national du Moyen Âge
Photo : Thesupermat © CC-BY-SA-3.0→
Cette statue d'Adam nu est la preuve que les médiévaux connaissaient bien l'anatomie humaine : les muscles, les côtes, correspondent à la réalité.
, La Madone au serpent (ou La Madone des palefreniers), Galerie Borghèse (Rome)
© Domaine public→, Gn 2,16 ; 3,15
Parce qu'Adam a fait entrer le péché dans le monde, l'homme pécheur est assimilé à Adam.
Rapprochement entre Adam et Jésus Christ:
1,1–2,7 Dieu créa le ciel et la terre La Création en musique : pour donner voix au commencement Comme si le récit de la création portait en lui-même une vocation sonore, Gn 1-2 a invité chaque époque à trouver dans son propre langage musical une forme pour dire le geste de Dieu sur le chaos.
Rendue mondialement célèbre par son utilisation dans 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick (1968), Lux Aeterna de Ligeti dépasse le cadre cinématographique pour rejoindre l'une des questions les plus anciennes de la Bible : d'où vient la lumière, et comment naît-elle du chaos ?
Ligeti traite la lumière par ce qu'il appelle la micropolyphonie, qu'il décrit comme « une polyphonie complexe des parties individuelles, incarnée dans un flux harmonique dans lequel les harmonies ne changent pas soudainement mais fusionnent les unes dans les autres, une combinaison d'intervalles se brouillant progressivement » (, « À propos du Concerto de chambre » dans L'atelier du compositeur, Éditions Contrechamps, 2013, pp. 258-259).
Les seize voix a cappella tissent une toile sonore dont les dimensions semblent cosmiques, forçant l'auditeur à reconsidérer sa perception du temps et de l'espace. Les ténèbres et la lumière n'ont pas encore été séparées, quelque chose d'incertain et de lumineux commence à sourdre du chaos...
György (1923-2006), Lux Aeterna, 1966
Helmut Franz (dir.), Chor des Norddeutschen Rundfunks
In the Beginning est une œuvre de dix-sept minutes pour mezzo-soprano soliste et chœur mixte a cappella à huit voix, composée en 1947 pour un symposium de critique musicale à Harvard, sur le texte intégral de Gn 1,1-2,7 dans la version King James.
Copland a expliqué sa démarche simplement : « Je cherchais un style narratif doux, utilisant la formule biblique « Et le jour suivant...» pour clore chaque section ». Ce découpage en sept jours structure l'œuvre de l'intérieur, comme une respiration liturgique qui avance sans se presser.
La musique est empreinte du shuckling juif (cette manière de balancer le corps en récitant la Torah) et mêle polytonalité, références au jazz et au blues, pour produire un récit de la création qui sonne résolument américain sans rien perdre de sa gravité biblique. Copland murmure la création : la voix soliste raconte, le chœur répond, et l'absence d'accompagnement instrumental laisse résonner le texte dans toute sa nudité.
Aaron , In the Beginning (CD, 2015), 1947
James Morrow (dir.), Susanne Mentzer (mezzo-soprano), University of Texas Chamber Singers
American Classics, Naxos, © License YouTube Standard→, © NaxosofAmerica
Die Schöpfung est l'acte de foi le plus accompli de Haydn, homme profondément religieux dont la dévotion, selon son biographe Greisinger, était « non pas sombre et souffrante, mais joyeuse et réconciliée ».
L'oratorio en trois parties, pour solistes, chœur et orchestre, suit les six jours de la création tels que les raconte Gn 1-2, complétés par le Paradis perdu de Milton et des psaumes, dans une mise en musique d'une ambition narrative sans précédent. Trois solistes représentent trois anges qui racontent et commentent les six jours de la création du monde selon la Genèse : Gabriel (soprano), Uriel (ténor) et Raphaël (basse).
Le prélude orchestral La Représentation du Chaos, d'une étrange modernité harmonique, dépeint le tohu-bohu de Gn 1,2 avant que l'explosion du chœur sur Et la lumière fut ne produise l'un des moments les plus saisissants de toute la musique occidentale.
Haydn traite le Genèse comme une joie à partager : chaque créature (le lion, le tigre, le ver de terre...) reçoit son propre portrait musical, comme si le compositeur prolongeait lui-même le geste du Créateur en nommant ce qu'il a fait.
Joseph (1732-1809), Gottfried (livret), Die Schöpfung (Hob. XXI:2) [The Creation], 1796-1798
Christopher Hogwood (dir.), Academy of Ancient Music