Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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23 mais chacun en son propre rang
en prémices : le Christ
ensuite : ceux qui appartiennent au Christ lors de son avènement
23 ...
20–27a il est les prémices de ceux qui se sont endormis ! Le Christ emmène dans son sillage
Nicolas
(1594-1665), Le Ravissement de saint Paul (huile sur toile, 1649-1650), 148 × 120 cm, Peinture française, salle 14 : Collections royalesMusée du Louvre, Paris (France) © Domaine public→
Nicolas
(1594-1665), Le Ravissement de saint Paul (huile sur toile, 1643), 41,5 × 30 cmJohn and Mable Ringling Museum of Art, Sarasota, FL (États-Unis) © Domaine public→
George
(1861-1950), Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (huile sur toile, 1940), 150 x 115 cmUnie à Jésus, la petite Thérèse inonde le monde d’une pluie de roses qui sont autant de grâces pour ceux qui la vénèrent. À l’une des carmélites de sa communauté qui lui déclare un jour : « Quelle peine nous aurons quand vous nous quitterez », Thérèse répondit : « Oh ! Non, vous verrez, ce sera comme une pluie de roses ». Cette phrase de la sainte inspire l’artiste croyant qui a aussi placé en 1937 dans le grand panneau La Réconciliation des roses tombant des plaies du Christ sur la Croix, se demandant si cela était vraiment théologique.
Ici Thérèse, devant la Croix glorieuse du Christ, répand des roses comme elle le disait aussi d’une autre manière : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. » Le 11 juillet 1937, au terme du onzième Congrès Eucharistique National, le Cardinal Pacelli, futur Pape Pie XII, procèda à la bénédiction solennelle de la basilique de Lisieux, ville où la jeune religieuse vivait au Carmel. La basilique, figurée à droite de l’œuvre apparaît avec la maison d’enfance de Thérèse, « les Buissonnets », en bas à gauche juste derrière l’Enfant-Jésus représenté au premier plan en bas des marches du piédestal. Entre 1942 et 1948, le peintre illustrera le livre de Louis Chaigne Thérèse Martin, en reprenant la scène.
22–45 de même, de même Du premier Adam au nouvel Adam
Adam et Eve (fresque, 300-337), Catacombes de Marcellin et Pierre (Rome)
Cette représentation d’Adam et Ève compte parmi les premières représentations d’Adam et Ève. Placés de chaque côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève cachent leur nudité et se tiennent tête inclinée, yeux baissés, honteux de la faute qu’ils viennent de commettre.
Statue d'Adam (1260), Notre-Dame de Paris, Musée national du Moyen Âge
Photo : Thesupermat © CC-BY-SA-3.0→
Cette statue d'Adam nu est la preuve que les médiévaux connaissaient bien l'anatomie humaine : les muscles, les côtes, correspondent à la réalité.
, La Madone au serpent (ou La Madone des palefreniers), Galerie Borghèse (Rome)
© Domaine public→, Gn 2,16 ; 3,15
Parce qu'Adam a fait entrer le péché dans le monde, l'homme pécheur est assimilé à Adam.
Rapprochement entre Adam et Jésus Christ:
En donnant pour titre homme à ce qui est évidemment la croix chrétienne, mais dotée de deux « jambes », Picasso suggère que tout homme, Adam, suit la destinée de l'Adam par excellence, ou du nouvel Adam qu'est le Crucifié.
Pablo ;20 juillet 1958), 59 x 19 x 11 cm
(1881-1973), Homme, (bronze, Cannes,Inv 55960, Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso→, Madrid © FABA Photo : Hugard & Vanoverschelde
Picasso n'a vécu à Malaga que les dix premières années de sa vie, mais il a bien connu de l'histoire biblique de la crucifixion et les images de dévotion et l'imagerie religieuse des églises et des processions. Même dans la maison familiale, il y avait une « Dolorosa », sculptée par son père d'après une image du sculpteur baroque Pedro de Mena. Par conséquent, le motif du Christ en croix, symbole de la religion primitive qui faisait du sacrifice un élément central de son rituel, apparaît très tôt dans l'œuvre de Picasso. La première fois, il avait à peine neuf ans et cet intérêt perdure tout au long de sa vie, en particulier dans les périodes d'agitation personnelle – par exemple dans les images de son ami Casagemas en Christ couché – et aussi dans les périodes d'inquiétude face à la menace de la guerre.
Vicente Molina Pacheco est peintre et prêtre diocésain, auteur d'une œuvre qui compte dans l'art contemporain espagnol, imprégnée d'une mystique vécue jusque dans le choix de ses supports : « — Le carton devient un signe et un symbole de ma propre personne car, de même que j'essaie de produire une œuvre d'art dans un matériau déjà utilisé, plein de coups, déchiré, écrasé et inutile, de la même manière que Dieu réalise en moi sa œuvre d'art » (entretien avec le Camino Catolico→, 28 déc. 2017).
Vicente
(1956 - ), Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), (Sainte Face), 49 x 40 cmphoto O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Formant diptyque avec la Sainte Face qu'est le Nuevo Adán, cette peinture inscrit l'homme et son Sauveur dans l'épaisseur d'une matière très pauvre, souvent destinée aux poubelles. La touche discrète du prêtre peintre évoque celle de la grâce de Dieu qui vient visiter son image jusque dans sa dégradation : cabossements et stupeur d'un côté, régularité et paix de l'autre.
Vicente
(1956 - ), Nuevo Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm,photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid, , Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48