Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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28 Et lorsque toutes choses lui auront été soumises,
alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a soumis toutes choses,
afin que Dieu soit tout en tous.
28 ...
29 Autrement, que feront ceux qui se font baptiser pour les morts
si les morts ne ressuscitent pas du tout,
et pourquoi se font-ils baptiser pour eux
Byz TRles morts ?
29 ...
30 Et nous, pourquoi sommes-nous en péril à toute heure ?
30 ...
31 Je meurs au quotidien, aussi vrai,
Nesaussi vrai, | frères | [frères !],
Vfrères,
par
Và travers la gloire que j'ai à votre
TR| notre | votre | sujet en Jésus-Christ notre Seigneur ...
31 ...
32 Si c'est seulement selon l'homme que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse,
quel avantage m’en revient-il
Ven quoi cela m'est-il utile si les morts ne ressuscitent pas ?
« Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! »
32 ...
33 Ne soyez pas séduits :
« Les mauvais compagnies
Vmauvais entretiens corrompent les bonnes mœurs ! »
33 ...
34 Dégrisez-vous comme il convient
VRéveillez-vous, justes, et ne péchez plus
car certains sont dans l’ignorance de Dieu,
je le dis à votre honte.
34 ...
22–45 de même, de même Du premier Adam au nouvel Adam
Adam et Eve (fresque, 300-337), Catacombes de Marcellin et Pierre (Rome)
Cette représentation d’Adam et Ève compte parmi les premières représentations d’Adam et Ève. Placés de chaque côté de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève cachent leur nudité et se tiennent tête inclinée, yeux baissés, honteux de la faute qu’ils viennent de commettre.
Statue d'Adam (1260), Notre-Dame de Paris, Musée national du Moyen Âge
Photo : Thesupermat © CC-BY-SA-3.0→
Cette statue d'Adam nu est la preuve que les médiévaux connaissaient bien l'anatomie humaine : les muscles, les côtes, correspondent à la réalité.
, La Madone au serpent (ou La Madone des palefreniers), Galerie Borghèse (Rome)
© Domaine public→, Gn 2,16 ; 3,15
Parce qu'Adam a fait entrer le péché dans le monde, l'homme pécheur est assimilé à Adam.
Rapprochement entre Adam et Jésus Christ:
En donnant pour titre homme à ce qui est évidemment la croix chrétienne, mais dotée de deux « jambes », Picasso suggère que tout homme, Adam, suit la destinée de l'Adam par excellence, ou du nouvel Adam qu'est le Crucifié.
Pablo ;20 juillet 1958), 59 x 19 x 11 cm
(1881-1973), Homme, (bronze, Cannes,Inv 55960, Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso→, Madrid © FABA Photo : Hugard & Vanoverschelde
Picasso n'a vécu à Malaga que les dix premières années de sa vie, mais il a bien connu de l'histoire biblique de la crucifixion et les images de dévotion et l'imagerie religieuse des églises et des processions. Même dans la maison familiale, il y avait une « Dolorosa », sculptée par son père d'après une image du sculpteur baroque Pedro de Mena. Par conséquent, le motif du Christ en croix, symbole de la religion primitive qui faisait du sacrifice un élément central de son rituel, apparaît très tôt dans l'œuvre de Picasso. La première fois, il avait à peine neuf ans et cet intérêt perdure tout au long de sa vie, en particulier dans les périodes d'agitation personnelle – par exemple dans les images de son ami Casagemas en Christ couché – et aussi dans les périodes d'inquiétude face à la menace de la guerre.
Vicente Molina Pacheco est peintre et prêtre diocésain, auteur d'une œuvre qui compte dans l'art contemporain espagnol, imprégnée d'une mystique vécue jusque dans le choix de ses supports : « — Le carton devient un signe et un symbole de ma propre personne car, de même que j'essaie de produire une œuvre d'art dans un matériau déjà utilisé, plein de coups, déchiré, écrasé et inutile, de la même manière que Dieu réalise en moi sa œuvre d'art » (entretien avec le Camino Catolico→, 28 déc. 2017).
Vicente
(1956 - ), Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), (Sainte Face), 49 x 40 cmphoto O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48
Formant diptyque avec la Sainte Face qu'est le Nuevo Adán, cette peinture inscrit l'homme et son Sauveur dans l'épaisseur d'une matière très pauvre, souvent destinée aux poubelles. La touche discrète du prêtre peintre évoque celle de la grâce de Dieu qui vient visiter son image jusque dans sa dégradation : cabossements et stupeur d'un côté, régularité et paix de l'autre.
Vicente
(1956 - ), Nuevo Adán, (Acrylique sur carton ondulé, 2004), 49 x 40 cm,photo O.-Th. Venard © D.R. V. Molina - Galerie Olumen→, Madrid, , Rm 5,12-21 ; 1Co 15,20-21.45-48