Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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2 gardez-vous des chiens
gardez-vous des mauvais ouvriers
gardez-vous de la mutilation.
3 Car nous sommes, nous, la circoncision, nous qui rendons un culte par l’Esprit de Dieu
V S TRà Dieu par l’Esprit
qui avons notre fierté dans le Christ Jésus
qui ne nous confions pas dans la chair,
3,1–4,1
3a la circoncision non charnelle, est constituée par l’offrande spirituelle de son existence à Dieu, confiant dans le Christ et non dans les valeurs du monde.
3a Dieu Omission dans P46.
2 Gardez vous de Construction elliptique L’impératif plur. de blepein suivi par une particule signifie habituellement dans le NT « gardez vous de », employé sans particule il signifie « regarder ». Ici, même en l’absence de particule, la triple répétition du verbe, les trois épithètes injurieux et l’antithèse avec le v.3 font préférer « gardez vous de ».
2.18s Invective C'est une attaque ad personam afin d’en détruire le crédit auprès des auditeurs. L’apostrophe directe de l’adversaire manque en Ph 3, mais on trouve le même but et certains artifices rhétoriques propres à l’invective.
3a nous Anastrophe (inversion de l’ordre normal de la phrase grecque) destinée à souligner l’identité des croyants, parmi lesquels Paul se place.
3,1–4,1 Exemplum Tout ce passage oppose le mauvais exemple des adversaires au bon exemple de Paul et des croyants.
2 Les adversaires pourraient être des judéo-chrétiens, missionnaires itinérants, comme en 2Co 10-13. Ils invitent les chrétiens de Philippes issus du paganisme à se circoncire et à observer la Tora, comme le font les agitateurs de Ga 5,1-3 ; 6,12-13. Procédés littéraires Ph 3,2.18s ; Tradition juive Ph 3,2a ; Tradition chrétienne Ph 3,2
3a.18d nous + ennemis — Nous vs. nos adversaires
3a.15a.20a nous sommes + Nous tous + Notre — Éloge des auditeurs
2a chiens Insulte topique récurrente dans la polémique anti-païenne des Juifs (cf. Mt 15,26-27 ; Mc 7,27-28). P. ex. :
2 chiens mauvais ouvriers + mutilation — Adversaires visés
Au Moyen Âge, les membres de l'Ordre des prêcheurs affectionnaient le jeu de mot sur leur surnom de « dominicains » : ils étaient les « chiens du Seigneur » (Domini-canes), rassemblant les brebis du bon pasteur, mettant en fuite les loups, soignant les plaies de leur langue (prédication). Certains réformés tournent le jeu de mots en dérision :
→ Expl. Phil. : Les chiens sont aujourd’hui les religieux qui se hâtent vers les cuisines des maisons, pour se remplir la panse. Du reste, leur prédication sonne comme l’aboiement du chien. Ils parlent trop des mérites humains ; ils offrent, par exemple, le pardon de péchés mortels pour sept ans de pénitence, et ils mesurent la quantité des aumônes nécessaire. Ces Mess-Prediger prétendent ainsi décider au nom de Dieu la mesure de la grâce.
2c mutilation Pourquoi ce mot ?
3a nous sommes, nous, la circoncision
3a un culte à Dieu par l’Esprit (V)
1–21 qui transfigurera le corps de notre humiliation Ce que Dieu peut
Dans une vallée aride et sombre se presse une humanité souffrante : hommes, femmes et enfants, jeunes et vieilards, pauvres, rois et clercs traînent péniblement un « corps de misère » abîmé par la douleur.
Un chemin escarpé mène au Christ, source de lumière. Vêtu d'une tunique blanche resplendissante, portant sa croix d'une main et appelant à lui l'humanité de l'autre, il apparaît dans un « corps de gloire » vainqueur de la mort. Au-dessus de lui, une arche de lumière le désigne comme médiateur d'une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes.
(1832-1883), La Vallée de larmes (huile sur toile, 1883), 413,5 x 627 cm
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