Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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1 Il advint aussi, en ces jours-là, que sortit un édit de César Auguste
ordonnant de recenser tout le monde habité
Speuple en son pouvoir.
2 Ce fut le premier recensement, Quirinius
VQuirinus étant gouverneur de Syrie.
3 Et tous allaient se faire recenser
Vinscrire leur nom, chacun dans sa ville.
4 Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth
vers la Judée, vers la ville de David qui s’appelle Bethléem,
parce qu’il était de la maison et de la lignée
Vfamille de David,
5 pour se faire recenser
Vinscrire avec Marie sa fiancée,
Byz TRpromise pour être sa femme, laquelle était enceinte.
6 Or il advint, comme ils étaient là, que furent accomplis les jours où elle devait enfanter.
7 Et elle mit au monde son fils, le premier-né,
et elle l'emmaillota
Vl'enroula dans des langes
et le coucha dans une
Byz TRla mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle.
S[là] où ils logeaient.
8 Il y avait dans la région même des bergers qui vivaient aux champs et qui passaient les veilles de la nuit à veiller leur troupeau.
8 Il y avait dans la région même des bergers qui veillaient et qui passaient les veilles de la nuit à garder leur troupeau.
9 Et Byz V S TRvoici, l'ange du Seigneur se tint près d'eux
et la gloire du Seigneur
Vlumière de Dieu resplendit autour d'
Ssur eux
et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l’ange leur dit :
— Soyez sans crainte
car voici, je vous annonce la bonne nouvelle d'une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
Smonde :
11 Aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur
SSeigneur Christ, dans la cité de David.
12 Et voici pour vous le signe :
vous trouverez un nouveau-né emmailloté
Venroulé dans des langes V Neset placé dans une
S TR la mangeoire.
13 Et soudain il y eut
Sapparut avec l'ange une multitude de l'armée céleste
louant Dieu et disant :
14 — Gloire à Dieu dans les hauteurs
et sur la terre paix aux hommes, volonté bonne.
Nesaux hommes de sa bienveillance.
Vaux hommes de bonne volonté.
Set bonne espérance aux hommes.
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel
que Byz TRles hommes, les bergers se disaient entre eux :
— Passons Byz TR Nesdonc jusqu’à Bethléem
et voyons cette parole qui est arrivée
Vce verbe qui est advenu
que le Seigneur V a fait advenir et nous a fait connaître
Vmontré.
16 Et ils vinrent en hâte
et ils trouvèrent Marie et Joseph
et le nouveau-né placé dans la mangeoire.
17 Après avoir vu
VEn le voyant, ils firent connaître
V Nesreconnurent la parole qui leur avait été dite au sujet de cet
Sl'enfant.
18 Et tous ceux qui les entendirent s'étonnèrent
de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces paroles, conférant en son cœur.
20 Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu
comme il leur avait été annoncé.
21 Et lorsque furent révolus les huit jours pour sa circoncision,
S TRla circoncision de l'enfant,
il fut appelé du nom de « Jésus »
nom dont il fut appelé par l’ange avant qu’il fut conçu dans le ventre de sa mère.
22 Et lorsque furent révolus
Vaccomplis les jours pour leur
V TRsa purification, selon la loi de Moïse,
ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur
23 selon qu'il est écrit dans la loi du Seigneur
Vque « Tout mâle ouvrant le sein sera appelé "saint" pour le Seigneur »,
24 et pour offrir en sacrifice, selon ce qui est dit dans la loi du Seigneur,
« un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. »
25 Et voici, il y avait à Jérusalem un homme du nom de « Siméon »
c’était un homme juste et Vcraignant Dieu
attendant la consolation d’Israël
et l’Esprit Saint était en lui.
26 Et il avait reçu une réponse de l'Esprit Saint
Byz S TR Nes reçu de l'Esprit Saint la révélation
qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.
27 Et il vint, poussé par l'Esprit, dans le Temple ;
et comme ses parents amenaient l’enfant Jésus pour faire à son égard selon la coutume imposée par la Loi
28 il le reçut dans les
Byz V S TRses bras, bénit Dieu et dit :
29 — Maintenant tu laisses s'en aller ton serviteur, Maître, selon ta parole,
Vton verbe, dans la paix
30 puisque
Vparce que Svoici, mes yeux ont vu ton salut
31 celui que tu as préparé à la face de tous les peuples,
32 lumière pour la révélation des nations et gloire de ton peuple
Vpetit peuple Israël !
33 Et son père
Byz S TRJoseph et sa mère étaient dans l’étonnement de ce que l'on disait de lui.
34 Et Siméon les bénit
et il dit à Marie, sa mère :
— Voici, celui-ci est établi pour la chute et le relèvement de beaucoup
Vla ruine et la résurrection d'un grand nombre en Israël
et pour être un signe en butte à la contradiction ;
35 et toi-même, un glaive te transpercera l'âme,
afin que d'un grand nombre de cœurs soient révélées les pensées.
36 Et il y avait une prophétesse, Anne, fille de Phanouel
VPhanuel, de la tribu d'Aser.
Elle Saussi était fort avancée en âge.
Après avoir vécu avec son mari sept ans, depuis sa virginité,
37 elle était restée veuve, parvenue à Byz S TRenviron quatre-vingt-quatre ans
elle ne quittait pas le Temple
servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière.
38 Elle aussi
Byz TREt elle, survenant à l'heure même,
Byz S TR Nesaprès s'être levée à l'instant même, louait le Seigneur
NesDieu
et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la rédemption de Jérusalem.
39 Et, quand ils eurent achevé tout ce qui était conforme à la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville à Nazareth.
40 Cependant l'enfant grandissait, se fortifiait dans l'Esprit, rempli
V Nes, rempli
Sdans l'Esprit et se remplissait de sagesse
et la grâce de Dieu était sur lui.
41 Et ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem, pour la fête
Vle jour solennel de la Pâque.
42 Et quand il eut douze ans
comme ils étaient montés Byz V TRà Jérusalem selon la coutume de la fête,
43 une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient
l'enfant Jésus resta à Jérusalem
et Joseph et de sa mère
V Nesses parents ne le savaient pas.
44 Pensant qu’il était dans la caravane
ils firent une journée de chemin
et ils le recherchaient parmi leurs proches et leurs connaissances.
45 Et ne l'ayant pas trouvé,
Vne le trouvant pas,
Sils ne le trouvèrent pas et ils s’en retournèrent à Jérusalem pour le chercher.
46 Il arriva que trois jours après
ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs,
les écoutant et les interrogeant ;
47 et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits
de son intelligence
Ssa sagesse et de ses réponses.
48 Et, le voyant, ils furent frappés d'étonnement.
Et sa mère lui dit :
— Mon enfant
V S Nesfils, que nous as-tu fait en agissant de la sorte ?
Vois, ton père et moi, c'est dans la douleur que nous te cherchons.
Byz V S TRcherchions.
49 Et il leur dit:
— Pourquoi me cherchiez-vous ?
Ne saviez
Ssavez-vous pas qu’il me faut être aux affaires
Sdans la maison de mon Père ?
50 Et eux ne comprirent pas la parole qu’il leur dit.
51 Et il descendit avec eux et vint à Nazareth
et il leur était soumis.
Et sa mère conservait toutes ces
Nesles paroles en son cœur.
52 Quant à Jésus, il croissait en Ssa sagesse, en taille
Ssa taille
Vâge et en grâce devant Dieu et devant les hommes.
22–50 Un des lieux de l'enfance de Jésus : le Temple de Jérusalem
Le Temple de Jérusalem d'Hérode le Grand, (numérique, Jérusalem : 2022)
M.R. Fournier © BEST AISBL
Mc 11,11-12,44 ; 13,1-3 ; Mt 4,5 ; 21,12-24,2 ; Lc 2,22-50 ; 4,9 ; 19,45 ; 21,5.6.37 ; Jn 2,14-15 ; 5,14 ; 8,20 ; 10,23
32 petit peuple : V | Gr : peuple. Inculturation romaine ? Alors que le texte grec emploie seulement l'alternance ethnos (nation) / laos (peuple), le latin propose la triade populi / gentes / plebs. La plebs désigne la partie inférieure du peuple, par opposition aux patriciens. L'athmosphère générale de la bonne nouvelle annoncée aux anawim, pauvres du Seigneur, n'a pas échappé à la finesse des traducteurs latins, qui savent que Dieu s'adresse plus particulièrement aux pauvres, dans son peuple.
Frontispice de la bible Polyglotte d’Alcalà (1514-1517), (gravure sur bois) © Domaine public
Voici la traduction du décryptage allégorique imprimé au-dessus de ce frontispice montrant un écu à quinze carreaux surmontés de la croix et du chapeau cardinalice : « Les quinze carrés de cet écu représentent les quinze jours que passèrent ensemble à Jérusalem saint Pierre qui prêchait aux juifs ou à ceux de la synagogue et saint Paul, apôtre des nations. Le chiffre 7 (et en conséquence les 7 carrés de couleur de cet écu) signifie la loi antique ou Ancien Testament ; le chiffre 8 (ou les huit carrés de l'autre couleur) signifient la loi de grâce ou le Nouveau Testament. Le nombre 15 (donc les quinze carrés) les contient tous. »
1.16–48 Joseph FÊTE Saint Joseph Saint Joseph, le père adoptif de Jésus, est présent dans l'évangile de Luc dès l'Annonciation (Lc 1,27), au moment du recensement (Lc 2,1-5) à la Nativité (Lc 2,16), à la Présentation de Jésus au temple (Lc 2,27) ; au recouvrement de Jésus au Temple (Lc 2,48).
La messe de la Saint-Joseph, le 19 mars, est la fête liturgique en l’honneur de l’« époux de la Bienheureuse Vierge Marie ». Saint Joseph est le saint patron de l’Église universelle, des pères de famille et des travailleurs.
, Évangiles de T'oros Roslin, (encre et pigments sur parchemin, 1262, Arménie), Le songe de Joseph, 23 × 29,8 cm
W.539, fol. 17 recto, Walters Art Museum, Baltimore (USA) © Domaine public→
Saint Joseph est fêté le 19 mars en tant qu’époux de la Bienheureuse Vierge Marie et le 1er mai en tant qu’artisan.
La fête a été célébrée très tôt dans l’Église. Saint Joseph est mentionné dans les plus anciens martyrologes : dans le calendrier d’Eusèbe de Césarée (4e s.) et dans le Martyrologue de saint Maximin de Trèves (4e s.).
Le pape Pie IX déclara saint Joseph « Patron de l’Église universelle » le 8 décembre 1870.
Le missel romain édité après la réforme de 1969 ne prévoit pas de lectures propres pour cette fête. Dans le →MRE :
→Typologie de Jésus-Joseph dans le NT
Les deux Joseph
Saint Joseph est immensément populaire : seul être humain à qui Dieu incarné en Jésus-Christ ait pu dire « père », sa puissance d'intercession auprès de son Fils glorifié en faveur de ceux qui le prient, ne fait aucun doute pour les humbles croyants.
Dans la seule apparition du père de Jésus jamais reconnue par l'Église catholique, saint Joseph est apparu à Cotignac, en Provence, en 1660. Gaspard Ricard, berger, se retrouva assoiffé au milieu d’une journée brûlante de juin. Tout à coup, un homme surgit devant lui et lui dit en montrant une pierre : « — Je suis Joseph, enlève-la et tu boiras ». Le pâtre fit basculer le lourd rocher au premier effort et trouva une source miraculeuse. Cette source coule toujours en haut de la colline du Bessillon et son eau a obtenu de nombreuses guérisons.
Inscription à la source de saint Joseph, Cotignac (Provence, France) © Domaine public→
L’Oratoire Saint Joseph du Mont-Royal dans la ville de Montréal, troisième plus grand oratoire au monde, attire deux millions de visiteurs chaque année. Construit sur l’initiative du saint frère André Bessette, ce sanctuaire est témoin des nombreuses grâces et guérisons obtenues par l’intercession de saint Joseph. L’huile qui brûle devant la statue de saint Joseph est distribuée en dévotion au père nourricier du Rédempteur et a provoqué de nombreux miracles.
Paolo , Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, Montréal (Québec, Canada), photographie numérique © CC-BY-SA 3.0→
Les guérisons attribuées au frère André amenèrent tant d'ex-voto (béquilles, cannes, corsets) que l'Oratoire dut construire une chapelle spéciale pour les accueillir. Les pieds dans l'obscurité et le visage empreint d'une lumière céleste, saint Joseph recueille les prières de ses enfants et bénit ceux qui se confient en lui :
Au-dessus du tombeau du frère André, chapelle votive de l'Oratoire saint Joseph (Montréal), Photographie numérique, 2015 © B.E.S.T.→
La petite statuette de saint Joseph tenant l'Enfant Jésus, enfermée dans sa vitrine avec sa mèche flottant sur l'huile, est au cœur de la dévotion fondée par le frère André. Bénie personnellement par le pape Pie X en 1909, elle brûle jour et nuit depuis plus d'un siècle, et l'huile recueillie devant elle est remise aux pèlerins comme signe de foi et d'intercession.
, Saint Joseph et l’Enfant au bassin d’huile (plâtre et laiton, reproduction de 1957), 74,3 x 21,7 x 17,8 cm
n° 1973.212, Musée de l’Oratoire © Philippe Renault/hemis, 2021→
A Santa Fe au Nouveau Mexique, l’escalier de la chapelle de Loretto est connu pour son mystérieux artisan. Les ouvriers se sont rendu compte à la fin des travaux que le chœur situé à l’étage de la chapelle était inaccessible depuis la nef. Les Sœurs de Lorette prièrent une neuvaine à saint Joseph artisan pour obtenir une grâce. Le neuvième jour un étranger se présente comme un charpentier et propose de construire l’escalier manquant. Son ouvrage terminé il disparaît sans demander de salaire. L’escalier, construit sans clou ni colle, ne repose sur aucun support central : on l’appelle « l’escalier miraculeux ».
L'escalier miraculeux de la chapelle de Lorette, Santa Fe (USA), photographie numérique © CC BY-SA 3.0→,
Depuis ce temps une rumeur circule à Santa Fe que le mystérieux charpentier serait ... saint Joseph lui-même venu apporter une solution au problème des sœurs !
En Sicile, mais aussi dans des communautés Italo-Américaines, par exemple à la Nouvelle-Orléans, il est coutume de faire une grande fête pour la Saint-Joseph et de distribuer des fèves. Les fèves sont séchées, torréfiées et bénies et distribuées à la population devenant ainsi la très populaire « fève porte-bonheur ». La légende raconte aux États-Unis que posséder cette fève préserve de la faillite, ou encore que la conserver dans son garde-manger assurera d’avoir toujours à manger dans la cuisine. Cette coutume repose sur la puissante intercession de saint Joseph pour toutes les nécessités matérielles.
Dans ces mêmes endroits on érige aussi des « autels » à saint Joseph, décorés avec des bougies, des statues, des fleurs, des médailles, mais aussi des offrandes de nourriture : elles sont ajoutées à la corne d’abondance dont chacun est invité à se régaler pendant la fête.
Ces traditions siciliennes viennent de la sécheresse et de la famine que la Sicile a vécues au Moyen-Âge. Les habitants prièrent saint Joseph de faire tomber la pluie, et lui promirent une grande fête pour le remercier. La pluie étant tombée, les siciliens exaucés firent un banquet en l’honneur de saint Joseph.
Défilé avec des chevaux ornés de fleurs dans les rues de la ville pour la procession religieuse de la Saint-Joseph, (Photographie numérique, 2014)
Sicccli (Province de Raguse, Sicile, Italie) © Stocklib / agiampiccolo→
La fête des Fallas est la fête patronale de Valence, dont le saint patron est saint Joseph, patron des charpentiers.
Le terme falla vient du latin facula, « petite torche ». L'origine remonte au Moyen Âge : les charpentiers brûlaient à la fin de l'hiver le support en bois qui servait à accrocher leur torche, ajoutant au bûcher toutes sortes de détritus dont ils voulaient se débarrasser. Au fil du temps, ces supports furent recouverts de vieux vêtements et prirent peu à peu l'apparence de personnages reconnaissables de l'entourage des charpentiers, jusqu'à devenir des représentations satiriques.
Du 1er au 19 mars, des spectacles et défilés mêlent art éphémère, satire sociale, feu et pyrotechnie dans une célébration qui se conclut le jour de la Saint-Joseph par la cremà : l'incendie spectaculaire de toutes les fallas, précédé de nombreux actes emblématiques. Un seul ninot, choisi par vote populaire, est épargné des flammes pour rejoindre la collection du Musée des Fallas.
Rafa , L'embrasement des Fallas qui marque la fin de la plus grande fête de Valence, (Photographie numérique, 20/03/2019)
© Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International→
La fête des Fallas a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le 30 novembre 2016.
Les zeppole di San Giuseppe sont des pâtisseries italiennes (beignets ou choux garnis de crème) préparées le 19 mars pour la fête de Saint Joseph. Elles s’inscrivent dans la tradition des « tables de saint Joseph », où l’on offre des aliments en action de grâce et en partage avec les pauvres, en mémoire d’une famine surmontée. Par leur abondance et leur douceur, elles symbolisent à la fois la providence et la générosité associées à Saint Joseph.
Luca , Zeppole posés sur un plat, (Photographie numérique, 2010)
21–40 ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur FÊTE La Présentation de Jésus au Temple La Présentation de Jésus au Temple, autrefois appelée « la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie », est la fête liturgique qui vient clore le temps de Noël, quarante jours après la naissance de Jésus.
(ca. 1278 à Imola,IT), Graduel, (tempera et encre sur parchemin), 18.6 x 14.9 cm
Présentation du Christ au Temple dans un S initial, The Met Museum, New-York (USA), © Domaine public→
La fête se célèbre le 2 février, soit quarante jours après le 25 décembre, respectant ainsi le délai historique de la purification prescrite par la loi mosaïque.
Les premières traces de la célébration de la Présentation du Seigneur se trouvent en Orient, dans le journal de pèlerinage d'→ Itin. vers la fin du 4e s. Le rite de la procession des cierges fut probablement ajouté en 450. Cette fête s'imposa à Constantinople au 6e s. sous le nom d'Hypapantê, c'est-à-dire la « Rencontre » du vieillard Siméon et du Sauveur.
Rome reçoit d'Orient cette célébration au milieu du 7e siècle, et la célèbre sous son nom grec ou en l'appellant Obviatio (Rencontre) ou encore de « jour de saint Siméon ». Le pape Sergius Ier (687–701) institue une procession stationnale avec cierges qui fera de ce jour une fête visible et populaire.
Cette fête permet de christianiser les Lupercales qui se tenaient au mois de février : pour les romains ce mois était très important d’un point de vue religieux et symbolique, en tant que dernier mois de l’hiver. Il était dédié en particulier aux rites de purification et de fécondité, si bien que le verbe latin februare, « purifier », a donné le nom au mois.
Andrea (1602-1649), Les Lupercales (huile sur toile, ca. 1635), 238 x 366 cm
Musée du Prado, Madrid (Espagne) © Domaine public→
Au milieu du 8e siècle, une nouvelle appellation se fit jour en pays francs, celle de purificatio Sanctae Mariae. Aux 9e et 10e siècles, les deux titres se concurrencèrent, puis le second prévalut.
Seul le martyrologe de la basilique Saint-Pierre indique le nom de Présentation en Occident : Ypapanti Domini, id est obviatio seu appresentatio Domini nostri Iesu Christi secundum carnem.
En 1997 le pape saint Jean-Paul II institue le 2 février comme « Journée de la vie consacrée ».
La fête de la Présentation est marquée par une des plus importantes processions de l’année liturgique avec celle des Rameaux. Le prêtre commence par bénir les cierges déposés sur l’autel : cinq grandes oraisons étaient traditionnellement chantées pour cette bénédiction (→MRE) en reprenant le symbolisme du feu divin dans l’Ancien Testament et en demandant que le feu invisible du Saint-Esprit embrase nos âmes. Après que les cierges aient été distribués au chant du cantique de Siméon commence la procession accompagnée des fidèles tenant leurs cierges allumés.
En évoquant la quarantaine et les rites de purification imposés aux parturientes (Propositions de lecture Lv 12,1–8), c'est l'humilité de la Vierge qu'on souligne :
Dernière fête du cycle de Noël, la Présentation du Seigneur est le jour à partir duquel on retire les crèches des églises et des maisons pour se tourner vers le mystère pascal à venir.
La dimension populaire de cette fête est représentée par des proverbes liés au passage de l’hiver au printemps, tels que : « Quand le soleil de la Chandeleur fait lanterne – Quarante jour après, il hiverne », ou « Rosée de Chandeleur, Hiver à sa dernière heure ».
La Fête de la Purification a marqué certaines coutumes populaires : par exemple, dans le village sicilien de Chiaramonte, les femmes montent au sommet la montagne le jour précédant la fête, et se purifient avec la rosée.
Il est traditionnel de faire des crêpes le jour de la Chandeleur : leur forme ronde et leur couleur dorée rappellent le Soleil de retour après les longues nuits d’hiver. Cette coutume annonçait la prospérité selon le proverbe : Si point ne veut de blé charbonneux, Mange des crêpes à la Chandeleur. Certains paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite en tenant une pièce d’or dans le creux de leur main gauche. La crêpe fourrée de la pièce était gardée en haut d’une armoire pour donner la pièce d’or l’année suivante au premier pauvre de passage.
Crêpe de la Chandeleur, photographie numérique, 2005 © CC BY-SA 3.0→
Aux États-Unis et au Canada la Chandeleur est aussi le « Jour de la marmotte » : on observe une marmotte sortir de son terrier, selon qu'elle voit son ombre (par temps clair) et en est effrayée au point de rentrer derechef dans son antre, ou qu'elle ne la voit pas (par temps couvert) et se met à vaquer à ses occupations extérieres, on en infère que l'hiver durera encore six semaines ou bien est près de se finir.
Aaron , Groundhog day, photographie numérique
01/02/2005, Pennsylvanie (USA) © Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic→
1,31 ; 2,21 tu l'appelleras du nom de « Jésus » + il fut appelé du nom de « Jésus » nom dont il fut appelé par l'ange... — Culte du nom de Jésus en Occident
D'après (1491-1556), Emblème IHS des Jésuites, (remastérisation numérique d'un dessin de 1541)
version numérique : D.R. Moranski © Domaine public→
La croix est ici assez ornée, mais les premières représentations modernes montrent parfois une croix simple ou diverses ornementations baroques les trois clous sont parfois représentés perçant un cœur ; les rayons droits et ondulés alternés se trouvent dans les spécimens historiques, et parfois avec deux ou trois rayons droits séparant les rayons ondulés. Leur nombre est souvent de 32 comme ici, mais parfois aussi de 12, 16 ou 24. L'emblème est parfois entouré de l'inscription : et vocatum est nomen eius Iesus (Lc 2,21).
En occident, de nombreuses hymnes vénèrent le nom de Jésus, soit en commençant par le nom lui-même, soit en l'invoquant dans les strophes suivantes, soit dans les doxologies :
De nombreuses doxologies commencent avec le nom de Jésus comme par ex. :
(grégorien), Litaniae Sanctissimi Nominis Jesu
Verbum gloriæ→, 2022 © Licence YouTube standard
32 Lumière pour éclairer - Antienne
, Antienne - Lumen ad revelationem
Chœur des moines de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
Antienne chantée aux laudes de la Présentation du Seigneur le 2 février.
13 Et soudain il y eut avec l'ange une multitude de l'armée céleste Les anges de Nöel
Éric (1964 -), Les anges de Noël, (Parchemin de chevrette pigments : encres pigmentées, feuille d’or sur colle de poisson, 2023), 30 x 24,
Coll. part., France,
D.R. É. Mortreuil→ © BEST aisbl,
Enlumineur depuis 2016, É. M. s’inspire de textes bibliques et chrétiens et de la spiritualité scoute pour élaborer des compositions dans la tradition de l’enluminure occidentale, avec une préférence pour le style irlandais « insulaire » (Livre de Kells, Évangiles de Lindisfarne) et pour le gothique du 13e s.
Reprenant les versets Lc 2,13-14 et Ps 98 (ajoutés sur la photo par ordinateur), selon la traduction de l'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF), É. M. encadre ces passages d'anges musiciens. Ceux-ci louent le Seigneur. Au son du cornet à bouquin et du luth, de la chalemie et de la viole, de la voix et du psaltérion, les anges acclament Dieu.
19 elle conservait avec soin toutes ces paroles, conférant en son cœur La méditation de Marie et le rosaire dans l'art contemporain
(1966-...), Marie méditait I, (lavis d'encre, 2017), 125 x 100 cm
Coll. part., © Fr-X. de Boissoudy→, Lc 2,19
Boissoudy va ici à l'essentiel : le cœur du cœur de la méditation de Marie, c'est le mystère de son fils lui-même !
Olivier-Thomas (1967-), Rosarium 1, (détrempe, nacre, feuille de cuivre, encre de Chine et collage sur papier marouflé sur isorel, 2021), 100 X 50 cm,
1er étage, Musée Marabini-Martac, Menton, France © D.R. musée Marabini Martac→. Fair Use
Cette pièce médite les vingt mystères de la dévotion mariale populaire avec des moyens délibérément pauvres, combinant la matière des pigments purs avec la forme des fragments eucharistiques utilisés comme un alphabet élémentaire — l’esthétique de l’ensemble évoquant l’art de l’icône.
Philipp (1943-), AVE, (Endura clear dans une boîte à lumière, 2023), 48 x 96 x 11 cm, édition 1/,
RdC, Musée Marabini-Martac→, Menton, France © photo O.-Th. V. pour BEST aisbl,
29–32 Dans la paix je m'en vais Un memento mori de Jean-Sébastien Bach : son Actus Tragicus (BWV 106) L'adieu paisible du vieillard Syméon joue un rôle-clé dans le finale de la cantate de Jean-Sébastien Bach nommée Actus Tragicus (BWV 106), sorte de memento mori inaugural car cette cantate est l'une des premières de Bach, composée à Mühlhausen entre septembre 1707 et juin 1708, alors qu'il était âgé d'à peine vingt-deux ans.
Johann Sebastian (1685-1750), Cantate Gottes Zeit..., dite 'Actus Tragicus' - BWV 106, 1707-1708,
Enregistré le 16 mai 2015, Oostkerk, Middelburg, Pays-Bas . Jos Van Veldhoven dir. ; Netherlands Bach Society : Dorothee Mields, soprano ; Alex Potter, alto ; Charles Daniels, tenor ; Tobias Berndt, basse) — Plus d'informations sur BWV 106 et cette production ici→
© Licence YouTube standard, Gn 2,17 ; Is 38,1 ; Lc 2,29-32 ; Lc 23,43 ; Ap 22,20
0:00 Sonatine — 2:42 Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Chœur) — 4:49 Ach, Herr, Lehre uns bedenken (Arioso) — 7:06 Bestelle dein Haus (Aria) — 8:11 Es ist der alte Bund (Chœur et arioso) — 12:00 In deine Hände (Aria) — 14:19 Heute wirst du mit mir im Paradies sein (Arioso) — 17:55 Glorie, Lob, Ehr und Herrlichkeit (Chœur).
Elle comprend deux parties : la première envisage la mort du point de vue de l'Ancien Testament ; la seconde, du point de vue du Nouveau. La séparation de l'ancienne et de la nouvelle alliance détermine la structure symétrique de la cantate.