Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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23 Il fit la mer fondue
de dix coudées d’un bord à
Vjusqu'à un bord
ronde autour
Vsur le pourtour
de cinq coudées, sa hauteur.
Un cordeau
VUne cordelette de trente coudées l'entourait autour.
Vceignait celle-là par le pourtour.
23 ...
24 Des coloquintes l’entouraient, au-dessous du bord, dix par coudées, faisant tout le tour de la mer
sur deux rangs. Les coloquintes étaient fondues avec elle en une seule pièce.
24 ...
24 Une sculpture en faisait le tour sous le bord, avec dix coudées, entourant la mer.
Deux rangs de sculptures striées étaient fondues.
25 Elle était posée
Vse tenait sur douze bœufs
trois étaient tournés vers le septentrion
Vparmi lesquels trois regardaient vers l'aquilon
trois étaient tournés vers la mer, trois étaient tournés vers le Néguev et trois étaient tournés vers l'orient.
Vet trois vers l'occident et trois vers le midi et trois vers l'orient.
La mer était sur euxV, par-dessus
dont tous les postérieurs vers l'intérieur étaientV cachés.
25 ...
26 Son épaisseur, un palme
et son bord était ouvragé comme le bord d’une coupe en fleur de lis.
Elle contenait deux mille baths.
26 ...
26 L'épaisseur du bassin était de trois pouces
et son bord comme le bord d’une coupe et [comme] la feuille d'un lis épanoui.
Il contenait deux mille bats.
23–26 la mer fondue LITURGIE du Temple, mobilier : La « mer d’airain » Le temple était bâti sur un point élevé de la ville, comme ailleurs en Syrie-Palestine. L’absence de source implique la constitution d’une grande réserve d’eau nécessaire aux ablutions des célébrants e et aux sacrifices eux-mêmes. La « mer fondue », ou « mer d’airain » se compose de deux éléments :
Jean-Baptiste (ca 1678- post 1733) ou Antoine (1685-1769), La mer d'airain, (gravure en taille-douce, 1722-28)
illustration, dans Augustin (1672-1757), Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible, enrichi d'un grand nombre de figures en taille-douce, qui représentent les antiquitez judaïques., 4 vol., Paris : Emery, Saugrain, et Pierre Martin, 1722-1728, vol.2, p.52,
Bibliothèque municipale de Lyon→, France © Domaine public
Jean-Baptiste (ca 1678- post 1733) ou Antoine (1685-1769), La mer d'airain, (gravure en taille-douce, 1722-28), ibid,
Des parallèles apparaissent dans des représentations de bassins devant des temples sur des bas-reliefs assyro-babyloniens. Ils avaient leur place dans le mobilier cultuel des temples du Proche-Orient, pour l’eau destinée aux ablutions et au lavage.
La base du bassin de Jérusalem reste sans parallèle.
On peut identifier dans la forme du bassin l’archétype de l’œuf cosmique dans la forme du bassin : la moitié supérieure étant la voûte du ciel réel ou bien, invisible, l'Esprit qui plane sur les eaux (Gn 1,2); les 4 groupes de bœufs désignent les quatre points cardinaux et leur nombre 12 peut représenter le zodiaque
La tradition chrétienne interprète de même le baptistère :
Probablement inspirés par cette exégèse, les fonts baptismaux de Reiner de Huy (1118) sont l’un des rares exemples d’application de ce motif à des fonts chrétiens :
(† 1146) ? ou du 15e s., Fonts baptismaux de Notre-Dame, scène principale : Le baptême du Christ, (cire perdue, haut relief en laiton, 12e s.:1107-1118 ou 15e s.), 80 × 60 × 60 cm, Collégiale Saint-Barthélemy de Liège, Liège ( Belgique) © photo Jean-Pol Grandmont CC BY 2.5→,
Les historiens contestent une fabrication mosane au 12e s., ne trouvant pas dans cette région à cette époque de technique adaptée. Les analyses métallurgiques montrent des matériaux et des procédés étrangers à la région mosane. La cuve serait donc issue d’un autre centre de production et d’une période plus tardive. Certains proposent une origine extérieure, byzantine ou méditerranéenne, voire un butin rapporté.