La Bible en ses Traditions

Romains 13,11–14

Byz V TR Nes
S

11 Et cela en sachant par le temps que l'heure est venue de vous

Byz V TRnous réveiller du sommeil,

car le

Vnotre salut est maintenant plus près de nous

Vproche que lorsque nous avons cru.

11 ...

12 La nuit est avancée

Vpassée

et le jour est proche.

Quittons

VRejetons donc les œuvres des ténèbres

et revêtons-nous des armes de la lumière.

12 ...

13 Comme en plein jour, conduisons-nous décemment

Vavec honnêteté :

non dans les orgies

Vgloutonneries  et les ivrogneries

non dans les coucheries et les débauches

Vimpudicités

non dans les querelles et les jalousies

Vémulations 

13 ...

14 mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ

et ne faites pas cas de la chair dans ses convoitises.

14 ...

Réception

Musique

14 revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ Changer de vêtement pour monter vers Dieu « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ » (). Cette image trouve un écho dans la figure de Jacob, lorsqu'il ordonne à sa maison de changer de vêtements avant de monter à Béthel, la « maison de Dieu » (). De même dans la parabole des noces, l’invité sans vêtement de noce est jeté dehors (). Jacob quitte un vêtement, l’invité des noces doit en revêtir un. Paul donne son nom au vêtement : le Christ lui-même.

18e s.

La cantate BWV 180 est créée à Leipzig le 22 octobre 1724, 20e dimanche après la Trinité. Elle appartient au cycle des cantates qui reposent sur un cantique luthérien, ici celui de Johann Franck (1649), un chant de communion composé sur une mélodie de Johann Crüger. La première strophe donne l’ordre de Gn 35,2 en s'adressant à l’âme : Schmücke dich, pare-toi, âme bien-aimée, quitte la sombre caverne du péché et viens à la lumière.

Le chœur d'ouverture fait entendre cet appel dans une écriture en 12/8, au balancement de gigue, avec flûtes à bec et hautbois. La mélodie du choral passe en valeurs longues aux sopranos, au-dessus de ce mouvement de danse. La purification devient une préparation joyeuse : on change de vêtements parce qu’on est invité.

Le dernier choral ramène la gravité de la fin de la parabole de Mt 22. L’âme demande au Christ, pain de vie, de ne pas avoir été invitée à sa table en vain, ni pour son malheur. C’est la crainte de l’homme sans habit de noce, et c’est aussi celle de Jacob : monter à Béthel sans s’être défait de Sichem.

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Schmücke dich, o liebe Seele, BWV 180, 1724

Paul McCreesh (dir.), Gabrieli Consort & Players

© Licence YouTube Standard→, Gn 35,2

Cantata BWV 180: Schmücke dich, o liebe Seele

1. Schmücke dich, o liebe Seele (Chorus)

2. Ermuntre dich, dein Heiland klopft (Aria: T) 05:05

3. Wie teuer sind des heilgen Mahles Gaben! -- Ach, wie hungert mein Gemüte (Recitative, Chorale: S) 09:56

4. Mein Herz fühlt in sich Furcht und Freude (Recitative: A) 12:55

5. Lebens Sonne, Licht der Sinnen (Aria: S) 14:05

6. Herr, laß an mir dein treues Lieben (Recitative: B) 17:46

7. Jesu, wahres Brot des Lebens (Chorale) 18:40