Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
Dirigé par l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem
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11 Et ils lui imposèrent
GEt il leur imposa
VIl établit donc sur eux des chefs de corvée pour l’
G Vles humilier par des travaux forcés
Gmaltraiter par des travaux.
et il bâtit
GEt ils bâtirent
Vet ils bâtirent des villes , entrepôts au
Gfortes au
Vde résidence pour le Pharaon, Gcelle de Pithôm
VPhiton, celle de
M V et Ramsès
VRamsès [Ramesses]G et celle d'Ôn, qui est la ville du Soleil.
11 ...
11 Pithom et Ramsès : M | G : Pithom, Ramsès et On qui est la ville du Soleil
La version grecque ajoute Heliopolis comme troisième lieu : « celle de Pithôm, celle de Ramessê et celle d'On, qui est la ville du Soleil (Hêliou polis) ». Le but est d'aider le lecteur pour la localisation.
Les targums palestiniens ( →Tg. Ps.-J. et →Tg. Neof.) actualisent les anciens noms de « Pithom et Ramsès » par les noms « Tanis et Pelusium ». De nouvelles images se présentent alors à l'imagination, évoquant la puissance du Pharaon (cependant ternie, sur cette photographie, par d'indiscrets oiseaux) :
Statue colossale de Pharaon, (sculpture sur grès), Tanis (San el Hagar), Égypte
D.R. photograhie Riccardo Lufrani, 2013 © BEST AISBL
D'autres images du même site évoquent la vanité de ses grands travaux dont ne subsistent que quelques restes :
Vestiges du pilon de Sheshonk III (837–798 av. J.-C.), (sculpture et architecture en grès), Tanis (San el Hagar), Égypte,
D.R. photographie Riccardo Lufrani, 2013 © BEST AISBL
11 pour les humilier par des travaux forcés De Pithon à La Nouvelle-Orléans Pithon et Ramsès, les villes-entrepôts de Pharaon, ont été bâties par des esclaves : « On imposa à Israël des chefs de corvée pour l’accabler de travaux » (Ex 1,11). Trois mille ans plus tard, d’autres esclaves, dans les champs de coton d’Amérique, ont reconnu leur propre histoire dans ce verset, et l’ont chantée.
Le spiritual naît au 19e s. parmi les esclaves noirs des États-Unis. Il raconte l’Égypte au présent : « Quand Israël était au pays d’Égypte, opprimé au point de ne plus pouvoir se tenir debout. » Le refrain, Let my people go, est la parole que Dieu met dans la bouche de Moïse devant Pharaon (Ex 5,1).
Louis Armstrong l’enregistre en 1958 dans l’album Louis and the Good Book, consacré aux chants de la Bible. Né à La Nouvelle-Orléans en 1901, petit-fils d’esclaves, il chante un texte qui appartient à sa propre famille.
Sa voix est rocailleuse, lente, sans éclat. Un chœur lui répond. Le spiritual garde sa forme d’origine : un homme lance l’appel, les autres le reprennent, et la plainte devient celle d’un peuple.
Puis vient la trompette. L’instrument qui a fait la gloire d’Armstrong prend le relais de la voix, et le chant de corvée se change en annonce de délivrance.
Louis (1901-1971), Go Down Moses, 1958
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Go down, Moses, way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. Now when Israel was in Egypt land (Let my people go) oppressed so hard they could not stand (Let my people go), so the Lord said : go down, Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. So Moses went to Egypt land (Let my people go), he made old Pharaoh understand (Let my people go), yes the Lord said : go down, Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go. Thus spoke the Lord, bold Moses said, (Let my people go), if not I'll smite your firstborn dead (Let my people go), 'cause the Lord said : go down Moses way down in Egypt land, tell old Pharaoh to let my people go, tell old Pharaoh to let my people go.