La Bible en ses Traditions

Apocalypse 22,19–21

Byz Nes
V TR
S

19 et, si quelqu’un ôte aux paroles du livre de cette prophétie,

Byzque Dieu ôte

Nesôtera sa part de l’arbre de la vie

et de la cité sainte

qui sont décrits dans ce livre.

19 et, si quelqu’un ôte aux paroles du livre de cette prophétie

Dieu ôtera sa part du livre

Vde l'arbre de vie

et de la cité sainte

et des choses décrites dans ce livre.

19 et à quiconque ôte aux paroles du livre de cette prophétie

Dieu ôtera sa part de l'arbre de vie

et de la cité sainte

qui sont décrites dans ce livre.

18a.19a paroles de la prophétie de ce livre Ap 1,3 ; 22,7.10 18b.19a ajoute + ôte Dt 4,2 ; 12,32 ; Pr 30,6 19b Effacer du livre Ex 32,33
Byz TR Nes
V
S

20 Celui qui atteste ces choses dit :

— Oui, je viens promptement. Amen

Byz TROui  viens Seigneur Jésus !

20 Celui qui porte témoignage de ces choses dit :

— Oui, je viens rapidement. Amen !

Viens, Seigneur Jésus !

20 Il dit en attestant ces choses :

— Oui, je viens bientôt.

Viens, Seigneur Jésus !

Byz S
V TR Nes

21 La grâce du

Sde notre Seigneur Jésus Christ soit avec tous les saints.

Amen.

21 La grâce du du

V TRde notre Seigneur JésusV TR-Christ  soit avec TRvous tous.

Amen.

V NesICI FINIT L'APOCALYPSE DE L'APÔTRE JEAN

Texte

Procédés littéraires

1,1–22,21 NARRATION Construction d'un espace qui transcende l'espace

De la terre au ciel et retour ?

Psyberartist, Patmos, (photographie numérique, 2013)

© CC BY 2.0→ Ap 6,14 ; 20,12-15

Quand l’île a un relief aussi torturé que Patmos, elle s’avère à la fois solide et fragile: trouée vers le ciel par le vent et par l’eau et en constant contact avec les enfers à travers les séismes. À Patmos, le haut et le bas, l’ici et le là-bas se mêlent; on est assez suspendu entre ciel et terre. Et de fait, il est difficile de suivre les mouvements du Voyant de l’Apocalypse et de le situer précisément au fil du récit, entre rivage et mer, montagne et désert, ciel et terre :

  • D’abord, en Ap 1,9 il est dans l’île de Patmos.

Il monte ensuite deux étapes : 

  • Ap 1,10, saisi par l’Esprit, il se retourne (transe ?) ; 
  • Ap 4,1 : il monte vers le ciel dont une porte s’est ouverte ; il y observe une liturgie grandiose avec des échanges entre ciel et terre (les sceaux ouverts Ap 6, les humains marqués Ap 7), toutes sortes de catasrophes cosmiques aux sept coups de trompette (Ap 8-11) des anges debout ou s’activant entre ciel et terre (Ap 10,6) finalement dans le ciel le signe de la femme accouchant sur la terre, son enfant menacé par le dragon mais enlevé au ciel, le dragon restant aux aguets sur le sable de la mer (Ap 12,18) d’où émerge une terrifiante bête, bientôt rejointe par une autre montée, elle, de la terre (Ap 13).

Le voyant semble alors entre ciel et terre, entendant des voix venant du ciel (Ap 14,2.13).

  • puis il se concentre à nouveau sur le sanctuaire céleste d’où sont envoyés les septs anges porteurs de coupes (Ap 16) 
  • Il est rejoint par un ange qui le transporte dans un désert pour lui montrer la prostituée Babylone (Ap 17,1), dont il déchiffre la vision, puis il voit descendre du ciel (Jn 18,1) l’ange qui annonce sa chute ; entend dans le ciel l’alleluia de la foule des élus (Ap 19,1), voit au ciel le Verbe sur son cheval blanc et ses armées (Jn 19,11) ; un ange descend du ciel avec chaîne et clef pour enfermer le dragon (Ap 20,1), puis en présence de celui qui siège sur le trône blanc (au ciel ?)

Du cosmos au Logos et retour

Il est donc bien difficile de situer le Voyant. Finalement, le lieu où l'on est toujours le plus certain de se trouver, c’est encore la page du livre. Et justement, l'apocalypticien ne cesse de comparer le monde à un livre Procédés littéraires Ap 6,12–16 ; 20,12–15 ; 22,7–10.18s

6–20 Puis il me dit ÉNONCIATION Identification des locuteurs

  • v. 6-15 : dialogue entre l'Ange (ou Jésus ?) et le Voyant, commentant les visions consignées dans le livre et l'usage qu'il en faut faire. La plupart des expressions se trouvent déjà disséminées dans le livre.
  • v. 16-20, est nettement attribuée à Jésus.

6,12–16 ; 20,12–15 ; 22,7–10.18s livres MOTIF Le livre plus solide que le monde Dans Ap le livre, fruit concret de l'écriture (Procédés littéraires Ap 1,3), et le monde sont sans cesse mis en regard :

  • Avant la première situation du Voyant dans l’espace, le livre commence (Ap 1,1-8) par une très forte thématisation de l’écrit et livre eux-mêmes. 
  • Dès l'ouverture du sixième sceau, en Ap 6,12-17 : la fragilité du cosmos se dit comme les pages d’un livre qu’on peut arracher. 
  • À la fin du livre, qui dit précisément la fin du monde, le ciel et la terre s’enfuient et laissent place à des livres (Ap 20,12-15) auxquels le monde, y compris Mort et Hadès, obéissent.   
  • Le livre se termine — comme il a commencé — dans l’écrit et le livre eux-mêmes, à conserver absolument intègres et à divulguer le plus possible : Ap 22,7.10.18-19. 

Tout se passe comme si le texte et le livre eux-mêmes constituaient, en fait, le pôle de stabilité véritable qui permet de traverser l’épreuve de l’espace et du temps de la première création dans laquelle le lecteur est encore plongé …

Divers designers contemporains, aidés de l'IA, créent des images qui donnent à voir quelque chose de ce dialogue entre livre et monde, analogue aux relations du Logos et du cosmos. En voici deux exemple ; ce n'est peut-être pas un hasard qu'ils proviennent de pays à majorités musulmanes, quand on pense à l'importance du livre en islam.

Sait Toksoz, Nature voyage paysage ciel, (image numérique, 2018), Pixabay→ 

© Licence Pixabay→  

Chez ce designer turc, le monde du livre et le livre du monde (lui-même plat comme une page ?) communiquent, par l'intermédiaire de l'eau, sur fond de ciel.

Ahmad Mamdoh, Photo Manipulation Art Design, (image numérique, 2018) © D.R. Mamdoh→

Sur fond de ciel aussi, le designer égyptien contemporain rêve le monde dans le livre comme le locus amœnus qu'est un port de plaisance et une réserve inépuisable d'eau qui fait déborder la vie : du livre au monde, de l'artiste à son spectateur.

Genres littéraires

18s Colophon littéraire en forme d'imprécation ? Ce schème très ancien (Dt 4,2 ; 12,32 ; Pr 30,6 ; cf. Qo 3,14) est une manière de protéger un écrit sacré contre toute falsification. Il ressemble aux notes de copistes,  extérieures à l’œuvre, qui donnant des informations sur le copiste, sur le manuscrit, etc., que la codicologie, appelle des →« colophons».

Emprunt d'une formule scribale ?

Dans la mesure où l'autothématisation du livre est constante du début à la fin de l’Apocalypse : cf. Ap 1,3 et Ap 22,7.10, où reviennent « les paroles de la prophétie de ce livre », on peut lire ces versets comme une sorte de colophon littéraire. L’auteur, ou le dernier rédacteur, aurait imité la clause par laquelle les scribes protégeaient un écrit achevé

  • La formule occupe la place du colophon, à la clôture du livre et désigne l’œuvre comme un objet écrit et achevé (« les paroles de la prophétie de ce livre », « le livre de cette prophétie »), ce qui tient lieu de titre. 
  • Elle contient une clause de protection sous forme de malédiction conditionnelle, élément ordinaire des colophons mésopotamiens : Textes anciens Ap 22,18s
  • Elle reprend le vocabulaire de l'interdiction d'ajouter ou de retrancher propre à la « clause deutéronomique » (Dt 4,2 ; 13,1 (V—Dt 12,32), qui déjà imitait les colophons mésopotamiens, et a déjà trouvé de nombreux échos au fil des Écritures : Intertextualité biblique Dt 4,2

Adaptation littéraire

  • Ces versets ne présentent ni nom de scribe, ni date, ni mention de l’original.
  • Ils s’insèrent dans un épilogue dialogué, à la première personne (μαρτυρῶ ἐγώ), adressé aux auditeurs de la lecture (cf. Ap 1,3) et non aux copistes.

Les raisons de cette adaptation

Ce que la formule omet du colophon correspond à la manière dont le livre présente son origine et ses destinataires. En effet,  le texte de l'Apocalypse se veut performatif, écrit avec de l'encre spirituelle directement dans le coeur des récepteurs-lecteurs-auditeurs ; et valable pour tous les temps car écrit par le scribe divin (l'énonciateur principal suggéré par le texte est ... le Verbe, Jésus lui-même, alpha et oméga dont la voix domine toute l'histoire à venir jusqu'à la fin. 

Le nom du scribe.

 Le titre pose une chaîne de transmission : « Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée […] et qu’il a fait connaître par l’envoi de son ange à son serviteur Jean » (Ap 1,1). Jean écrit sur ordre (γράψον, Ap 1,11.19 ; 2-3). Le μαρτυρῶ ἐγώ de Ap 22,18 peut être attribué au Christ : le verset 20 lui donne le même verbe (ὁ μαρτυρῶν ταῦτα), et en Ap 22,16 il se présente comme l’expéditeur du message (« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses »). Le livre le nomme « le témoin fidèle » (Ap 1,5 ; 3,14) et « le Verbe de Dieu » (Ap 19,13). L’écriture divine, elle, est réservée aux livres célestes : le rouleau scellé (Ap 5,1) et le livre de vie (Ap 3,5 ; 20,12). Le Christ parle et fait écrire ; il n’est pas présenté comme scribe.

La date.

Le livre se situe dans un temps « proche » (Ap 1,3 ; 22,10), sous l’autorité de celui qui se dit « l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin » (Ap 22,13). Daniel reçoit l’ordre de sceller son livre jusqu’au temps de la fin (Dn 12,4.9) ; Jean reçoit l’ordre inverse : « Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre » (Ap 22,10). Le livre est en même temps adressé à sept Églises d’Asie, pour des événements « qui doivent arriver bientôt » (Ap 1,1). Sa validité s’étend jusqu’à la venue.

L’original.

Jean ne copie pas un modèle. Il voit et entend, et il mange le petit livre qu’il reçoit (Ap 10,8-11, d’après Ez 2,8-3,3). On peut rapprocher, hors du corpus johannique, l’écriture faite « non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant […] sur les cœurs » (2Co 3,3, d’après Jr 31,33).

Les destinataires.

La formule s’adresse à « quiconque entend ». La première béatitude porte sur « celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent (τηροῦντες) ce qui y est écrit » (Ap 1,3) ; le verbe τηρέω, « observer » et « conserver », revient en Ap 22,7. Les lettres se terminent par l’appel à entendre « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2,7 et passim), et l’épilogue fait parler l’auditeur : « Que celui qui entend dise : Viens » (Ap 22,17).

La sanction.

Elle porte sur l’auditeur, non sur le manuscrit. Ce qui est ajouté au livre lui est ajouté en fléaux ; ce qui en est retranché lui retranche sa part de l’arbre de vie et de la ville sainte. Le sort du lecteur est lié au livre, comme le nom du vainqueur au livre de vie, d’où le Christ promet de ne pas l’effacer (Ap 3,5).

Renaudus scribe, prieur de l'abbaye en 1161, Colophon, (manuscrit sur parchemin, ca 1175–1199), en fin de Pierre LombardSentencesBL Yates Thompson MS 17, f. 142, l’abbaye cistercienne Notre-Dame de La Charité, à Neuvelle-lès-la-Charité (Franche-Comté)

 British Library, Londres, Royaume-Uni © Domaine public→, 

Ce colophon latin médiéval est composé de deux distiques : une prière du copiste à Dieu, puis un avertissement aux lecteurs pour qu’ils respectent le manuscrit.

Transcription du latin

En développant les abréviations et en rétablissant la ponctuation :

  • Hec tibi, summe Deus, offert scripta Renaldus ; Si placet oblatum, pius eius solve reatum. /  Qui servare libris pretiosis nescit honorem, Illius a manibus sit procul iste liber.
Traduction française
  • « Ces écrits, ô Dieu très-haut, Renaud te les offre ; si cette offrande te plaît, dans ta bonté, remets-lui ses péchés. / Que celui qui ne sait pas témoigner aux livres précieux le respect qui leur est dû tienne ses mains éloignées de ce livre ! »

Le second distique est une formule de protection des manuscrits, attestée dans d'autres codices médiévaux. Il s'agit d'une mise en garde contre les lecteurs négligents plutôt que d'une malédiction. L'association des deux distiques est intéressante : le copiste présente son travail comme une offrande à Dieu, puis demande aux lecteurs d'en respecter matériellement le résultat.

20b Oui + Amen — Dialogue et échange de consentements

  • Le « Oui » de Jésus répond à l'appel de l'Église et des croyants ;
  • l' « Amen » de ceux-ci (Vocabulaire Rm 1,25c) exprime leur foi joyeuse et leur désir.

21 La grâce du Seigneur Jésus soit avec vous. Genre épistolaire La conclusion d'Ap, comme son introduction Genres littéraires Ap 1,4, correspond au genre épistolaire, dans lequel l'auteur adresse ses souhaits à ses destinataires.

Ici, la forme se rapproche de celle utilisée par saint Paul (Rm 16,20; 1Co 16,23; 2Co 13,13; Ga 6,18; Ph 4,23; 1Th 5,28; 2Th 3,18, Phm 25) ainsi que par Clément de Rome (Epître aux Corinthiens 65,2).

Contexte

Textes anciens

18s dans ce livre Un antécédent babylonien de « colophon littéraire » ? L'épilogue d'un poème babylonien (9e-8e s. av. J.-C.) imite lui aussi un colophon scribal, à l’intérieur d'une l’œuvre 

  • Erra et Išum, tablette V, épilogue (l.40-61) . nomme son auteur, Kabti-ilāni-Marduk, de la famille Dābibi et affirme avoir reçu le poème en songe et n’en avoir retranché ni ajouté une ligne, puis promet la bénédiction à qui honorera le chant. (Éd. Luigi Cagni, L’epopea di Erra, Studi Semitici 34, Rome, 1969.)

On y retrouve, comme dans le passage d'Ap 22,18-19, une révélation mise par écrit et dont l’intégrité est garantie à la fin du texte.

En outre, des extraits de ce poème circulèrent aussi sur des amulettes, promettant protection aux maisons où les tablettes étaient déposées. Le texte était donc pensé comme une écriture agissante

Réception

Comparaison des versions

18s Dieu lui ajoutera : Nes V TR | Byz : que Dieu lui ajoute Dans ces deux versets à la composition parallèle, Byz se distingue des autres versions en utilisant pour le verbe dont Dieu est le sujet :

  • un optatif aoriste actif, troisième personne du singulier (epithêsai puis apheloi),
  • là où les autres versions ont l'indicatif futur (epithêsei puis aphelei).Critique textuelle

Musique

20 Viens Seigneur Jésus Du memento mori à l'appel à la venue du Christ  Jean-Sébastien Bach dans son Actus Tragicus (BWV 106), une des ses premières cantates, composée à Mühlhausen entre septembre 1707 et juin 1708, alors qu'il était âgé d'à peine vingt-deux ans, reprend cet appel à la charnière exacte des deux Testaments : 

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Cantate Gottes Zeit..., dite 'Actus Tragicus' - BWV 106,  1707-1708,

Enregistré le 16 mai 2015, Oostkerk, Middelburg, Pays-Bas .  Jos Van Veldhoven dir. ; Netherlands Bach Society : Dorothee Mields, soprano ; Alex Potter, alto ; Charles Daniels, tenor ; Tobias Berndt, basse) — Plus d'informations sur BWV 106 et cette production ici→ 

© Licence YouTube standard, Gn 2,17 ; Is 38,1 ; Lc 2,29-32 ; Lc 23,43 ; Ap 22,20

Sommaire (Texte et traduction complets de la cantate ici→)

0:00 Sonatine — 2:42 Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Chœur) — 4:49 Ach, Herr, Lehre uns bedenken (Arioso) — 7:06 Bestelle dein Haus (Aria) — 8:11 Es ist der alte Bund (Chœur et arioso) — 12:00 In deine Hände (Aria) — 14:19 Heute wirst du mit mir im Paradies sein (Arioso) — 17:55 Glorie, Lob, Ehr und Herrlichkeit (Chœur).

Un memento mori vétéro- et néo-testamentaire

Elle comprend deux parties : la première envisage la mort du point de vue de l'Ancien Testament ; la seconde, du point de vue du Nouveau. La séparation de l'ancienne et de la nouvelle alliance détermine la structure symétrique de la cantate.

  • La première partie expose l'ancienne alliance (Es ist der Alte Bund) : la mort est inévitable, l'Homme doit mourir (Mensch, du mußt sterben), au temps choisi par Dieu (zur rechten Zeit, wenn er will). L'Homme doit s'y préparer. C'est ici que la sentence d'Is 38,1 résonne avec force, comme expression caractéristique de l'antique conception de la mort : « — Mets en ordre ta maison car tu vas mourir et tu ne vivras pas » (Bestelle dein Haus, denn du wirst sterben und nicht lebendig bleiben). Cette première partie s'achève sur un appel au Messie, pris en Ap 22,20 : « — Oui, viens, Seigneur Jésus, viens ! » (Ja, komm, Herr Jesu, komm !).
  • La seconde partie expose la « nouvelle alliance ». L'exemple de la mort du Christ en croix  « — Je remets mon esprit entre tes mains » (In deine Hände befehl ich meinen Geist) - est offerte à l'homme sauvé (Du hast mich erlöset). Désormais, la mort de l'homme mène à sa résurrection au Paradis : « — Aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis » (Heute wirst du mit mir in Paradies sein Lc 23,43). Ainsi envisagée en Jésus-Christ, la mort peut être acceptée avec paix et joie et l'homme peut faire siennes les paroles du vieillard Siméon : « — Dans la paix et dans la joie je m'en vais » (Mit Fried und Freud ich fahr dahin Lc 2,29-32).

Cinéma

1,1–22,21 Allusions à l'Apocalypse

  • Ingmar Bergman, Det sjunde inseglet [« le septième sceau »] (1957).
  • Vincente Minnelli, The Four Horsemen of the Apocalypse (1961).
  • Andrei Tarkovski, Offret [« le sacrifice »] (1985).
  • Peter Jackson, The Lord of the Rings (en particulier le 3e film, 2003).