Un projet du Programme de Recherches La Bible en ses traditions AISBL
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1 VICI COMMENCE L'ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS · II ·
Paul, apôtre du Christ Jésus
Byz V TRJésus-Christ par la volonté de Dieu, et Timothée le frère,
à l’Église de Dieu qui est à Corinthe,
avec tous les saints qui sont dans l’Achaïe entière
1 ...
2 à vous, grâce et paix par Dieu, notre Père, et par le Seigneur Jésus-Christ !
2 ...
3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ,
le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,
3 ...
4 qui nous console dans toute notre affliction
Vtribulation,
afin que nous Vaussi puissions consoler ceux qui sont en tout genre d'affliction
Vde détresse
grâce à la consolation
Vl'exhortation dont
nous sommes nous-mêmes consolés
Vexhortés par Dieu.
4 ...
5 Car de même qu'abondent les souffrances du Christ en nous,
ainsi Vaussi par Byz V Nesle Christ abonde Byz TR Nesaussi notre consolation.
5 ...
6 Or soit que nous soyons affligés,
[c’est] pour votre consolation et salut ;
qui se réalise dans l'endurance des mêmes souffrances dont nous souffrons nous aussi.
ByzEt notre espérance est ferme à votre égard,
soit que nous soyons consolés, [c'est] pour votre consolation et salut.
TREt notre espérance est ferme à votre égard.
6 Or, si nous sommes dans la tribulation,
c'est pour votre exhortation et votre salut ;
si nous sommes exhortés,
c'est pour votre exhortation
qui fait endurer les mêmes souffrances que celles que nous endurons.
6 Or soit que nous soyons affligés,
[c'est] pour votre encouragement et pour [votre] salut ;
soit que nous soyons encouragés,
[c'est] pour votre encouragement
qui se réalise dans l'endurance des mêmes souffrances dont nous souffrons nous aussi.
7 V NesEt notre espérance est ferme à votre égard,
sachant que, comme vous êtes associés aux souffrances
ainsi Byz TR Neségalement Vvous le serez aussi à la consolation.
7 ...
8 Car nous ne voulons pas que vous ignoriez, frères,
touchant de l'affliction
Vla tribulation qui nous est survenue en Asie,
que nous avons été accablés à l'excès, au-delà de nos forces,
à tel point que nous désespérions même de la vie
Vque nous étions dégoûtés même de vivre.
8 ...
9 Mais nous avons eu Byz TR Neset nous continuons d'avoir en nous-mêmes l'arrêt de mort,
afin que nous ne restions pas confiants Byz TR Nesen nous-mêmes
mais en Dieu qui ressuscite les morts.
9 Or, nous avons eu en nous-mêmes la réponse de la mort,
afin de nous confier non pas en nous-mêmes,
mais en Dieu qui ressuscite les morts.
10 Lui qui nous a délivrés d'une telle mort
Vde si grands périls et qui nous délivrera
Byz TRdélivre ;
lui en qui nous avons espéré et continuons d'espérer
Vespérons qu'il nous délivrera encore ;
10 ...
11 vous-mêmes aussi nous assistant par la prière,
afin que, comme ce don qui nous a été accordé par l'intermédiaire de nombreuses personnes, beaucoup rendent grâce en notre faveur.
11 ...
12 Car notre fierté
Vgloire, c’est le témoignage de notre conscience :
c'est dans la | sainteté | simplicité |
Byz V TRsimplicité et la sincérité de Dieu
et non avec la sagesse charnelle,
mais avec la grâce de Dieu, que nous nous sommes comportés dans le monde
et surtout envers vous.
12 ...
13 Car nous ne vous écrivons pas autre chose que ce que vous lisez
Vavez lu et comprenez.
Et j’espère que vous le comprendrez pleinement :
13 ...
14 — comme aussi vous nous avez compris en partie —
que nous vous sommes un sujet de fierté
Vsommes votre gloire, comme aussi vous serez le
Vla nôtre au jour de | notre | [notre] |
Vde notre
Byz TRdu Seigneur Jésus.
VJésus-Christ.
14 ...
15 Et dans cette confiance
je voulais
Vj'ai voulu venir d'abord chez vous afin de vous procurer une seconde | joie | grâce |
Byz V TRgrâce,
15 ...
16 et de passer par chez vous en allant en Macédoine
et de revenir de Macédoine à nouveau chez vous
et pour que vous m'accompagniez vers la
Vpar vous me faire conduire en Judée.
16 ...
17 Ainsi puisque je voulais
Byz TRje projetais
Vj'avais voulu cela,
ai-je Byz TR Nesdonc fait preuve de légèreté ?
Ou bien, ce que je projette, est-ce selon la chair que je le projette,
de sorte qu'il y ait chez moi le oui oui
VOUI et le non non
VNON ?
17 ...
18 Mais Dieu est fidèle, notre parole qui est faite envers vous n'est pas
Byz TRne s'est pas faite oui et non ;
18 Mais Dieu est fidèle : notre parole, celle qui se produit auprès de vous,
il n'y a pas en elle OUI et NON ;
19 en effet, le Fils de Dieu, | Christ Jésus | Jésus-Christ |
Byz V TRJésus-Christ
que nous vous avons prêché
Vqui chez vous a été prêché par nous
Vpar moi, Silvain et Timothée,
ne s'est pas fait
Vne fut pas OUI et NON,
mais oui s'est réalisé en lui.
Vc'est OUI qui fut en lui.
19 ...
20 Toutes les promesses de Dieu, en effet,
en lui sont oui
VOUI ;
V Nesc’est pourquoi aussi l'Amen
VAMEN à Dieu par
Byz TRen lui est prononcé par nous pour [sa] gloire
Vpour notre gloire.
20 ...
21 Or celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c’est Dieu,
21 ...
22 lui qui nous a aussi marqués d’un sceau et nous a donné les arrhes
Vle gage de l'Esprit dans nos cœurs.
22 ...
23 Pour moi, j'invoque Dieu comme témoin sur mon âme,
que c’est pour vous ménager que je ne suis plus venu à Corinthe.
23 ...
24 Ce n'est pas que nous régentions votre foi,
mais nous collaborons à votre joie,
car pour la foi vous tenez bon.
24 ...
2,1 Byz TRMais moi-même je décidai Nesdonc cela Byz TR Nespour moi, de ne pas venir chez vous de nouveau dans la tristesse.
1 Mais moi-même je décidai de ne pas venir chez vous de nouveau dans la tristesse.
2,2 Si en effet moi je vous attriste
Byz V TRqui est-ce alors qui pourrait me réjouir
sinon celui qui est attristé par moi ?
2 ...
2,3 Et j'ai
Byz TRje vous ai écrit cela même
pour ne pas avoir, lorsque je serai arrivé, de la tristesse
Vtristesse sur tristesse
de la part de ceux qui devraient me donner de la joie
ayant cette confiance en vous tous
que ma joie est la vôtre à tous.
3 ...
2,4 Car c’est du milieu d'une grande affliction
Vtribulation et d'une angoisse du cœur que je vous ai écrit avec beaucoup de larmes
non afin que vous soyez attristés
mais afin que vous sachiez la charité surabondante que j'ai pour vous.
4 ...
2,5 Mais si quelqu’un a causé de la tristesse
ce n’est pas moi qu’il a attristé
mais dans une certaine mesure — pour ne rien exagérer — vous tous.
Ven partie, afin que je ne vous accable pas tous.
5 ...
2,6 Il suffit, pour celui dont il s'agit, de ce châtiment-là qui lui a été infligé par la majorité,
6 ...
2,7 de sorte qu'au contraire, vous devriez plutôt pardonner et consoler
de peur que celui dont il s'agit ne soit accablé par une tristesse excessive.
7 ...
2,8 C'est pourquoi je vous exhorte à faire entrer en vigueur
Vrenforcer la charité envers lui.
8 ...
2,9 Car,
VC'est pourquoi, en effet, je vous ai aussi écrit afin de connaître votre épreuve
si en tous points vous êtes obéissants.
9 ...
2,10 Or ceux à qui vous pardonnez quelque chose
moi je leur pardonne aussi ;
car ce que j'ai pardonné, si j'ai pardonné quelque chose,
c’est pour vous que je l'ai fait à la face
Ven la personne du Christ,
10 ...
2,11 afin que nous ne soyons pas circonvenus par le Satan ;
car nous n’ignorons pas ses desseins.
11 ...
2,12 Mais étant
Vquand je fus arrivé à Troas
VTroade pour l’Évangile du Christ,
et bien qu’une porte me fût ouverte dans le Seigneur,
12 ...
2,13 je n’eus pas de repos dans mon esprit
de ce que je n'ai pas trouvé Titus
VTite, mon frère
mais, ayant pris congé d'eux, je suis parti pour la Macédoine.
13 ...
2,14 Pourtant grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher dans le Christ
VChrist Jésus
et qui manifeste par nous en tout lieu le parfum de sa connaissance.
14 ...
2,15 Car nous sommes pour Dieu la bonne odeur du Christ
parmi ceux qui se sauvent et parmi ceux qui se perdent ;
15 ...
2,16 aux uns, à la vérité, une odeur Nes[qui fait passer] de mort pour la mort
mais aux autres, une odeurNes [qui fait passer] de vie pour la vie.
Et pour cela qui est Vtrès capable ?
16 ...
2,17 Car nous ne sommes pas comme beaucoup
Byzles autres qui brocantent la parole
Vfalsifient le verbe de Dieu
mais c’est Byz TR Nescomme [il convient] avec sincérité
mais c'est comme de la part de Dieu, que devant Dieu nous parlons en Christ.
17 ...
3,1 Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ?
Ou bien avons-nous
ByzÀ moins que nous ayons
TRÀ moins que nous ayons | Ou bien avons-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous ou de vous Byz TR[des lettres] de recommandation ?
1 ...
3,2 Vous êtes vous-mêmes notre lettre,
écrite dans nos cœurs, connue
Vlaquelle est connue et Vest lue par tous les hommes.
2 ...
3,3 Il est manifeste que vous êtes une lettre du Christ, remise à nos soins
Vet écrite non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant
non sur des tables de pierre,
mais sur des tables de chair, sur les cœurs
V TRcharnelles du cœur.
3 ...
3,4 Or une telle assurance, nous l’avons par le Christ auprès de Dieu.
4 ...
3,5 Non que nous soyons capables par nous-mêmes de revendiquer
Vpenser quelque chose comme venant de nous-mêmes
mais notre capacité vient de Dieu,
5 ...
3,6 qui nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle Alliance
non de la lettre, mais de l’Esprit
car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie.
6 ...
3,7 Or
VQue si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, s'est trouvé dans la gloire
au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer
Vtendre leurs regards
sur le visage
Vface de Moïse à cause de la gloire de son visage, laquelle allait s'abolissant
Vest abolie,
7 ...
3,8 combien le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ?
8 ...
3,9 Car si le
Nes| le | au | ministère de la condamnation Vest une gloire
combien plus le ministère de la justice abonde-t-il en gloire !
9 ...
3,10 Car à cet égard, ce qui a été glorifié
Vbrillé n'a pas été glorifié
en raison de cette gloire suréminente.
10 ...
3,11 Si en effet ce qui est aboli [a passé]
Vest par la gloire,
combien plus ce qui demeure Vest dans la gloire.
11 ...
3,12 Ayant donc une telle espérance
nous usons de beaucoup d'assurance,
12 ...
3,13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur sa face
pour que les fils d’Israël ne fixent
Vtendent pas leurs regards sur la fin de
Vsa face ce qui allait s'abolissant
Vest aboli.
13 ...
3,14 Mais leurs pensées se sont endurcies
Vémoussées.
Car jusqu'à ce jour, ce même voile demeure lors de la lecture de l’Ancien Testament
sans être dévoilé (parce que c’est dans le Christ qu’il est aboli).
14 ...
3,15 Mais jusqu'à aujourd’hui
Và ce jour, chaque fois qu'
Byz V TRlorsqu'on lit Moïse
un voile est posé sur leurs cœurs.
15 ...
3,16 Mais chaque fois qu'
Vlorsqu'il se tourne
Vsera tourné vers le Seigneur
VDieu, le voile est
Vsera enlevé.
16 ...
3,17 Or le Seigneur est l’Esprit
et là où est l’Esprit du Seigneur
Byz V TRlà est la liberté.
17 ...
3,18 Quant à nous tous, le visage découvert, contemplant comme dans un miroir la gloire du Seigneur
nous sommes transformés en la même image, de gloire
Vclarté en gloire
Vclarté
comme par le Seigneur [qui est] Esprit
Vl'Esprit du Seigneur.
18 ...
4,1 C’est pourquoi, ayant ce ministère
selon la miséricorde qui nous a été faite,
Vque nous avons obtenue, nous ne perdons pas courage
1 ...
4,2 mais nous avons rejeté
Vrejetons les dissimulations de la honte
en ne marchant pas avec astuce
ni en falsifiant la parole
Vle verbe de Dieu :
au contraire, par la manifestation de la vérité en nous recommandant nous-mêmes
à toute conscience des hommes devant Dieu.
2 ...
4,3 Or s'il est encore voilé, notre évangile
c’est pour ceux qui se perdent qu’il est voilé :
3 ...
4,4 pour ceux, parmi les infidèles, dont le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits
afin qu'ils ne voient plus briller
Byz V TRque ne brille pas Byz TRpour eux l'illumination de l’Évangile de la gloire du Christ
qui est l’image de Dieu.
4 ...
4,5 Nous, en effet, ne nous prêchons pas nous-mêmes
mais Christ Jésus | Jésus Christ,
Byz TRChrist Jésus,
VJésus-Christ Seigneur,
nous, vos esclaves à cause de
Vpar Jésus
5 ...
4,6 puisque c'est Dieu qui a dit : « Des ténèbres resplendira la lumière »,
Byz V TRque des ténèbres resplendisse la lumière »,
qui a resplendi dans nos cœurs
pour une illumination de la science de la gloire
Vl'éclat de Dieu sur la face de | [Jésus] | Christ.
Byz TRde Jésus-Christ.
Vdu Christ Jésus.
6 ...
4,7 Seulement, nous avons ce trésor dans des vases d'argile
afin que la surabondance
Vla sublimité de la puissance soit bien
Vrelève de la puissance de Dieu et non pas de nous :
7 ...
4,8
affligés de toute part
Ven toutes choses nous endurons tribulation
mais non écrasés,
Vnous ne sommes pas angoissés,
ne sachant où nous tourner
Vnous sommes gênés
mais
non sans espoir,
Vpas délaissés,
8 ...
4,9 persécutés
Vnous endurons persécution
mais non
Vnous ne sommes pas abandonnés
Vnous sommes terrassés
mais non achevés ;
Vnous ne sommes pas perdus ;
9 ...
4,10 toujours portant avec nous la mort
de Jésus
Byz TRdu Seigneur Jésus dans le
Vnotre corps
pour que la vie de Jésus elle aussi soit manifestée dans notre corps ;
10 ...
4,11 nous qui sommes vivants, en effet, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus
afin que la vie de Jésus elle aussi soit manifestée dans notre chair mortelle ;
11 ...
4,12 ainsi la mort agit en nous
et la vie en vous.
12 ...
4,13 Ayant cependant le même esprit de foi
selon qu'il est écrit
« J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé »,
nous aussi nous croyons et c’est pourquoi nous parlons
13 ...
4,14 sachant que celui qui a ressuscité le | [Seigneur] | Seigneur | Jésus
Byz TRle Seigneur Jésus
V Jésus
nous ressuscitera nous aussi avec
Byz TRpar Jésus
et il nous placera en sa présence
Vdebout ensemble, avec vous :
14 ...
4,15 tout cela, en effet, arrive pour vous
afin que la grâce, qui abonde
à travers un très grand nombre, fasse abonder l'
Vabonde en action de grâces à la gloire de Dieu !
15 ...
4,16 C’est pour cela que nous ne perdons pas courage
au contraire : notre homme extérieur a beau se corrompre
cependant celui qui est intérieur se renouvelle de jour en jour
16 ...
4,17 car la légèreté de notre affliction d'à présent
Vce que notre tribulation à de momentané et léger
produit pour nous, au-delà de toute mesure dans la sublimité, un poids éternel de gloire.
17 ...
4,18 Nous ne regardons pas aux
Vcontemplons pas les choses qui se voient
mais aux
Vles choses qui ne se voient pas
car les choses qui se voient sont temporelles
celles qui ne se voient pas, éternelles.
18 ...
5,1 Nous savons en effet que si notre demeure terrestre, la tente
Vcette habitation, vient à être détruite
nous avons une maison de Dieu,
une demeure qui n'a pas été faite de main d’homme, et qui est éternelle dans les cieux.
1 ...
5,2 Et nous gémissons en effet dans cet état
désirant Byz TR Nesardemment être revêtus de notre demeure Vqui est du ciel,
2 ...
5,3 si toutefois nous sommes trouvés | vêtus | dévêtus |
Byz V TRvêtus et non pas nus.
3 ...
5,4 Et en effet, tandis que nous sommes dans [cette] tente, nous gémissons, accablés
du fait que
TR| puisque | du fait que | nous voulons non pas être dévêtus, mais être revêtus par-dessus
afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie .
4 Car, pendant que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés
parce que nous ne voulons pas être dépouillés, mais être revêtus par-dessus
afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.
5,5 Et celui qui nous a formés
Vforme pour cela même, c’est Dieu
qui nous a donné Byz TRaussi les arrhes
Vle gage de l’Esprit.
5 ...
5,6 Étant donc toujours pleins de courage et sachant que, demeurant
Vtant que nous sommes dans le corps, nous demeurons en dehors
Vvoyageons loin du Seigneur,
6 ...
5,7 car nous cheminons par la foi et non par la vue claire,
7 ...
5,8 mais nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux
Vavons la bonne volonté de
nous exiler
Vvoyager loin du corps et d'aller prendre domicile
Vd'être présents auprès du Seigneur
Vde Dieu.
8 ...
5,9 C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de Lui être agréables, soit que nous demeurions dans [ce corps], soit que nous demeurions en dehors.
Vsoit que nous soyons absents de ce corps, soit que nous soyons présents dans ce corps.
9 ...
5,10 Car il faut que tous nous soyons mis à découvert devant le tribunal du Christ
afin que chacun recueille selon ce qu'il aura fait pendant qu'il était dans [son] corps soit en bien soit en mal.
Vce qui est dû à son corps selon le bien ou le mal qu'il aura fait.
10 ...
5,11 Connaissant donc la crainte du Seigneur
nous tâchons de persuader les hommes
mais nous sommes à découvert devant Dieu,
et j’espère aussi que nous sommes à découvert dans vos consciences.
11 ...
5,12 Car nous
V NesNous ne nous recommandons pas Byz TR Nesnous-mêmes une fois encore auprès de vous
mais nous vous donnons une occasion de vous glorifier à notre sujet
afin que vous ayez quoi répondre à ceux qui se glorifient dans l'apparence et non dans le cœur.
12 ...
5,13 En effet si nous avons été hors de nous
Vsommes hors de notre esprit c’est pour Dieu
si nous sommes raisonnables
Vou si nous sommes sobres c’est pour vous.
13 ...
5,14 Oui, la charité du Christ nous étreint
considérant que si un seul est mort pour tous
par conséquent tous sont morts.
14 ...
5,15 Et il est mort pour tous
afin que
Vafin qu'aussi ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes
mais pour celui qui, pour eux, est mort et ressuscité.
15 ...
5,16 Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair
Byz TRmais même si nous avons connu le Christ selon la chair
à présent cependant nous ne le connaissons plus ainsi.
16 ...
5,17 Ainsi donc, si quelqu'un est en Christ
c'est une nouvelle créature :
les choses anciennes sont passées,
voila qu'il s'est fait du
Byz TRque tout est devenu nouveau.
17 ...
5,18 Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ
et nous a donné le ministère de la réconciliation.
18 ...
5,19 Car Dieu était dans le Christ se réconciliant le monde
ne tenant pas compte de leurs fautes
et mettant
Vil a mis en nous la parole de la réconciliation.
19 ...
5,20 Pour le Christ, donc, nous sommes ambassadeurs, Dieu exhortant par nous.
Pour le Christ, nous vous supplions : réconciliez-vous avec Dieu.
20 ...
5,21 Lui qui ne connaissait pas le péché, pour nous il l’a fait péché
afin que nous devenions justice de Dieu en lui.
21 ...
6,1 Or, travaillant avec [lui]
Ven l'assistant, nous vous exhortons encore à ne pas recevoir en vain la grâce de Dieu.
1 ...
6,2 Il dit en effet :
« Au temps favorable je t’ai exaucé et au jour du salut je t’ai secouru. »
Voici maintenant le temps vraiment favorable,
voici maintenant le jour du salut.
2 ...
6,3 Ne donnant Byz TR Nesen rien Và personne aucun sujet de scandale
afin que le ministère ne soit pas blâmé.
3 ...
6,4 Mais en toutes choses nous recommandant
Vmontrons-nous nous-mêmes comme des ministres de Dieu
dans une grande patience,
dans les afflictions
Vtribulations,
dans les contraintes
Vnécessités,
dans les angoisses,
4 ...
6,5 dans les plaies,
dans les prisons, dans les soulèvements
Vséditions,
dans les labeurs, dans les veilles,
dans les jeûnes,
5 ...
6,6 dans la pureté d'action,
dans la science, dans la longanimité,
dans la bonté, dans l’Esprit Saint,
dans une charité sans hypocrisie
Vfeinte,
6 ...
6,7 dans la parole de vérité,
dans la puissance de Dieu,
par les armes de la justice à droite et à gauche,
7 ...
6,8 par la gloire et le mépris
Vl'ignominie,
par la diffamation et la bonne réputation,
considérés comme imposteurs et pourtant véridiques,
Vcomme inconnus et pourtant connus,
8 ...
6,9 Byz TR Nescomme des inconnus et pourtant connus,
comme mourants et voici que nous vivons !
considérés comme châtiés et non pas mis à mort,
9 ...
6,10 comme tristes, mais toujours joyeux,
comme pauvres, mais enrichissant un grand nombre,
comme n’ayant rien et possédant tout.
10 ...
6,11 Notre bouche s'est ouverte pour vous, Vô Corinthiens
notre cœur s’est dilaté.
11 ...
6,12 Ce n'est pas en nous que vous êtes à l'étroit,
mais c'est dans vos propres entrailles que vous êtes à l'étroit.
12 ...
6,13 Mais, [nous rendant]
Vnous rendant le même don
(je vous parle comme à mes enfants
Vfils)
dilatez-vous, vous aussi.
13 ...
6,14 Ne formez pas d'attelage Byz TR Nesdisparate avec des infidèles.
Quelle association en effet entre justice et iniquité ?
Ou quelle communion
Vsociété entre lumière et ténèbres ?
14 ...
6,15 Quel accord
Vpacte du
Byz TRpour le Christ avec Béliar
TR| Béliar | Belial |
VBélial ?
Quelle part pour le fidèle avec l’infidèle ?
15 ...
6,16 Quel rapport pour le temple de Dieu avec les idoles ?
Car nous sommes, nous,
Byz V TRvous êtes, vous, le temple du Dieu vivant
selon que Dieu a dit :
« J’habiterai au milieu d'eux et j’y marcherai
et je serai leur Dieu, et ils seront mon
Byz V TRà moi un peuple. »
16 ...
6,17 C’est pourquoi « sortez du milieu d’eux et soyez séparés », dit le Seigneur
et « ne touchez pas à ce qui est impur ; Byz TR Neset moi, je vous accueillerai.
17 ...
6,18 Vet moi je vous accueillerai
et je serai pour vous un père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. »
18 ...
7,1 Ayant donc ces promesses, très chers
purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit
achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.
1 ...
7,2 Comprenez-nous.
Nous n’avons fait tort à personne
nous n’avons causé la perte de personne
nous n’avons exploité personne.
2 ...
7,3 Je ne dis pas cela pour vous condamner
car je vous ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs à la mort et à la vie.
3 ...
7,4 Grande Vest mon assurance à votre égard
grande ma gloire à votre sujet
je suis rempli de consolation
je surabonde de joie dans tout notre tribulation.
4 ...
7,5 Et de fait, à notre arrivée en Macédoine
notre chair n’eut aucun repos
mais [nous avons été] affligés en tout
Vnous avons souffert toute sorte de tribulations :
au-dehors, des combats, au-dedans, des craintes.
5 ...
7,6 Mais celui qui console les humbles
Dieu, nous a consolés par la venue de Tite
6 ...
7,7 et non seulement par sa venue
mais encore par la consolation dont il a été conforté en vous
nous annonçant
Vracontant votre désir
votre plainte
Vvos pleurs
votre zèle pour moi
de sorte que je me suis d'autant plus réjoui.
7 ...
7,8 Car même si je vous ai attristés dans la lettre
je ne m'en repens pas.
Et si je m'en suis repenti
— [car]
Byz TRcar
V∅ je vois
Vvoyant que cette lettre, bien que momentanément, vous a attristés —
8 ...
7,9 maintenant je me réjouis
non de ce que vous avez été attristés
mais de ce que vous avez été attristés jusqu'à vous repentir
car vous avez été attristés selon Dieu
en sorte que vous n'avez subi de notre part aucun dommage.
9 ...
7,10 Car la tristesse TRqui est selon Dieu
produit pour le salut un repentir qu'on ne regrette pas
Vla pénitence en vue d'un salut stable
mais la tristesse du monde produit la mort.
10 ...
7,11 Voyez en effet : ce fait même d'avoir été attristés selon Dieu
quel empressement il a produit
Vproduit en vous !
Mais aussi quelle défense !
Mais quelle indignation !
Mais quelle crainte !
Mais quel désir !
Mais quel zèle !
Mais quelle punition !
En tout point vous avez Byz TR Nesvous-mêmes prouvé
Vmontré que vous étiez purs dans cette affaire.
11 ...
7,12 Aussi bien, si je vous ai écrit
ce n’est pas à cause de celui qui a fait l’injure
Nes| [mais] | ni à cause de celui qui a été injurié
Vsouffert
mais pour rendre manifeste votre
TRvotre | notre
Vnotre empressement que vous avez pour nous
TRvous avez pour nous | nous avons pour vous
Vnous avons pour vous en ce qui vous concerne devant Dieu.
12 ...
7,13 C'est pourquoi nous avons été consolés.
Et en plus de
Vdans notre consolation
nous nous sommes réjouis beaucoup plus encore de la joie de Tite
parce que son esprit a été restauré par vous tous.
13 ...
7,14 Parce que
VEt si devant lui je me suis quelque peu glorifié à votre sujet
je n’en ai pas eu honte
au contraire, de même que nous vous avons parlé de tout selon la vérité
de même notre glorification Vqui fut auprès de Tite
s'est trouvée être la vérité.
14 ...
7,15 Et ses entrailles s'émeuvent fort pour vous
se rappelant votre obéissance à tous
comment, avec crainte et tremblement, vous l’avez accueilli.
15 ...
7,16 Je me réjouis
TR| Je me réjouis | je me réjouis donc | de pouvoir en tout m'enhardir avec
Vcompter sur vous.
16 ...
8,1 Or nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu
qui a été donnée dans les Églises de Macédoine,
1 ...
8,2 c'est que, dans la grande épreuve de leur détresse
Vtribulation,
leur joie a été débordante
et leur Vtrès grande pauvreté
a débordé en richesses de leur générosité ;
2 ...
8,3 car selon leur pouvoir, j'en témoigne
Vje leur rends témoignage,
et au-delà de leur pouvoir, de leur plein gré
Vils ont agi volontairement ;
3 ...
8,4 nous demandant avec beaucoup d'insistance
la grâce et la participation du ministère Vqui est fait auprès des saints TRde nous recevoir.
4 ...
8,5 Et non pas comme nous l'espérions
mais ils se sont donnés eux-mêmes, d’abord au Seigneur
puis à nous, par la volonté de Dieu.
5 ...
8,6 Au point que nous avons prié Tite
comme il l’avait commencée, d'achever parmi vous cette même grâce.
6 ...
8,7 Mais, comme vous abondez en tout, en foi, en parole, en science
en empressement de toute sorte
et en la charité de nous en vous
Byz TRla charité de vous en nous
Vvotre charité pour nous,
vous abondiez aussi en cette grâce.
7 ...
8,8 Ce n'est pas comme en commandant que je dis cela
mais pour éprouver aussi par l'empressement des autres l'authenticité
Vle bien authentique de votre charité.
8 ..
8,9 Vous connaissez, en effet, la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ :
pour vous il s'est fait pauvre, étant riche
Valors qu'il était riche
pour vous enrichir
Vque vous soyez riches de sa pauvreté.
9 ...
8,10 C'est là un conseil que je vous donne :
car c'est ce qui vous convient
Vest utile
à vous qui, depuis l'an dernier, avez commencé non seulement à faire, mais aussi à vouloir.
10 ...
8,11 Maintenant donc, achevez aussi d'agir
Vvotre œuvre
afin que, comme il y a promptitude du vouloir
Vl'esprit est prompt à vouloir,
il le soit aussi à achever l'œuvre selon vos moyens.
11 ...
8,12 Car si la promptitude existe
Vla volonté est prompte
elle est agréée selon ce qu'on a,
et non selon ce qu'on n’a pas.
12 ...
8,13 En effet, il n'est pas [question] que le soulagement soit aux autres, à vous Byz TRau contraire l'affliction
mais d'après [une règle d'] égalité :
dans le moment présent votre abondance [supplée] à leur pénurie,
13 En effet, il n'est pas question que le soulagement soit aux autres, à vous au contraire la tribulation
mais d'après une règle d'égalité :
13 ...
8,14 afin que leur abondance soit aussi [un supplément] à votre indigence,
en sorte qu'il y ait égalité,
14 dans le temps présent,
que votre abondance supplée à leur indigence,
afin que leur abondance soit aussi un supplément à votre indigence
de sorte qu'il y ait égalité,
comme il est écrit :
14 ...
8,15 Comme il est écrit : « Celui [qui avait pris] beaucoup n’eut pas plus et celui [qui avait pris] peu n'eut pas moins. »
15 « Celui qui a recueilli beaucoup n'a pas abondé et celui qui a recueilli peu n'eut pas moins. »
15 ...
8,16 Et grâce soit
Vgrâces soient à Dieu, qui met
Va mis le même empressement pour vous dans le cœur de Tite !
16 ...
8,17 parce qu'il a accueilli, il est vrai, notre exhortation
mais étant plus empressé encore, c'est de son plein gré
Vsa propre volonté qu'il est allé vers vous.
17 ...
8,18 Et nous avons aussi envoyé avec lui le frère
dont l'éloge au sujet de l'Évangile Vest répandueByz TR Nes [court] dans toutes les Églises ;
18 ...
8,19 et non seulement cela, mais il a aussi été désigné par les Églises pour être notre compagnon de voyage
Vle compagnon de notre voyage,
| dans | avec
Byz TRavec
Vpour cette grâce qui est administrée par nous,
à la gloire du Seigneur [lui-même]
Byz TRlui-même
V ∅ et notre
TRvotre empressement
Vvolonté résolue :
19 ...
8,20 En évitant cela, de peur que quelqu'un ne nous blâme au sujet de cette abondante collecte mise en œuvre comme service par nous,
20 ...
8,21 car nous nous préoccupons
Byz TRétant préoccupés du bien non seulement devant Dieu mais encore devant les hommes.
21 ...
8,22 Et nous avons envoyé aussi avec eux notre frère, dont nous avons souvent éprouvé qu'il était empressé en bien des occasions,
et qui, à présent, est beaucoup plus empressé en raison de la pleine confiance qu'il place en vous.
22 ...
8,23 Soit qu'il s'agisse de Tite c'est
Vqui est mon associé et collaborateur auprès de vous,
soit nos frères, apôtres des Églises, gloire
V pour la gloire du Christ.
23 ...
8,24 Donc la démonstration de votre charité et de notre [droit à tirer] gloire de vous auprès d'eux,
montrez[-la] à la face des Églises.
24 Montrez-leur donc, à la face des Églises, les preuves de votre charité et de notre gloire à votre égard.
24 ...
9,1 Car à vrai dire,
VCar au sujet du service Vqui est fait en faveur des saints
il est superflu pour moi de vous en écrire :
1 ...
9,2 je sais en effet votre empressement
Vesprit prompt à agir,
dont
Vpour lequel je me glorifie pour vous
Và votre sujet auprès des Macédoniens
leur disant que l’Achaïe s'est préparée depuis l’an passé
et que votre zèle a même stimulé le plus grand nombre.
2 ...
9,3 Cependant j'ai envoyé les frères
afin que notre fierté à votre sujet
Vce en quoi nous nous sommes glorifiés à votre sujet ne soit pas réduite
Vréduit à néant sur ce point
et que, comme je l'ai dit, vous soyez prêts,
3 ...
9,4 de peur que, si des Macédoniens venaient avec moi
et ne vous trouvaient pas prêts
nous — pour ne pas dire vous — n'ayons pas à rougir de cette assurance
Vde cette affaire.
4 ...
9,5 J’ai donc jugé nécessaire de prier les frères
d'aller chez vous avant
et de préparer
d'avance votre bénédiction déjà annoncée
Vla bénédiction promise
afin qu'elle soit prête
comme une bénédiction et non comme une lésinerie.
5 ...
9,6 Mais sachez cela : Qui sème chichement, chichement aussi moissonnera
et qui sème en bénédictions, en bénédictions moissonnera aussi.
6 ...
9,7 Que chacun donne comme il a décidé
Byz TRse l'est proposé dans son cœur
non par tristesse ni par nécessité
car Dieu aime celui qui donne avec joie.
7 ...
9,8 Dieu d'ailleurs est assez puissant pour faire abonder toute grâce en vous
afin qu'en tout, toujours, ayant toute suffisance
vous abondiez en toute bonne œuvre,
8 ...
9,9 selon ce qu'il est écrit :
« Il a répandu, il a donné aux pauvres, sa justice demeure éternellement. »
9 ...
9,10 Or celui qui fournit de la semence au semeur
vous fournira
Byz TRqu'il veuille fournir du pain pour [sa] nourriture
Vmanger,
et multipliera
Byz TRmultiplier aussi votre semence
et il accroîtra
Byz TRaccroître les produits
Vde plus en plus les fruits de votre justice
10 ...
9,11 [ainsi vous serez]
Vafin que enrichis en toutes choses ∅
V, vous abondiez pour toute sorte de libéralités
Vsimplicités
lesquelles opèrent par nous des actions de grâces à Dieu.
11 ...
9,12 Parce que le service de cette liturgie
Vcet office
non seulement comble les besoins des
Vsupplée à ce qui manque aux saints
mais aussi déborde encore en de nombreuses actions de grâces envers Dieu.
Vdans le Seigneur.
12 ...
9,13 Par la preuve de ce service
ils glorifient Dieu pour l'obéissance de votre confession
envers l’Évangile du Christ
et pour la générosité de la communion envers eux et envers tous ;
13 ...
9,14 et par leur prière pour vous, en vous aiment Byz TR Nesd’un tendre amour à cause de la grâce éminente de Dieu en vous.
14 ...
9,15 Grâce soit
Byz TRMais grâce soit
VGrâces soient à Dieu pour son ineffable don !
15 ...
10,1 Or moi-même, Paul, en personne, je vous exhorte
Vsupplie
par la douceur
Vmansuétude et la modération
Vmodestie du Christ,
moi qui, si humble face à face avec
Ven face de vous
mais absent, m'enhardis envers
Vsuis plein de confiance avec vous.
1 ...
10,2 Je vous prie que, quand je serai présent, je n'aie pas à m'enhardir avec la
Vme montrer audacieux par cette confiance qui passe pour de l'audace, à l'égard de certains
qui nous considèrent comme si nous marchions selon la chair.
2 ...
10,3 Car même en machant dans la chair
nous ne combattons pas selon la chair.
3 ...
10,4 Car les armes de notre combat ne sont pas charnelles mais puissantes pour
Vpuissance de Dieu
pour la destruction des forteresses.
Vremparts.
VNous détruisons les raisonnements,
4 ...
10,5 Byz TR NesNous détruisons les raisonnements et toute hauteur qui se dresse contre la connaissance de Dieu,
et nous réduisons en captivité toute pensée
Vintelligence pour l'amener à l’obéissance au Christ.
5 ...
10,6 Et nous sommes prêts à punir toute désobéissance
dès que sera complète votre obéissance.
6 ...
10,7 Regardez les choses en face
Vselon l'apparence.
Si quelqu’un s'est persuadé à lui-même
Va la confiance en soi d'être au Christ
qu’il pense aussi cela en
Byz TRde lui-même :
de même qu’il est au Christ, il en est aussi au Christ
V Nesde nous.
7 ...
10,8 En effet quand même je me glorifierais un peu trop en quelque chose de notre pouvoir
que le Seigneur Byz TRnous a donné pour votre édification et non pour votre destruction,
je n’aurai pas à en rougir ;
8 Car si je me glorifiais davantage de la puissance
que le Seigneur nous a donnée pour l'édification, et non pour votre destruction,
je n'aurais pas à rougir ;
10,9 afin que je n'aie pas l'air de
Vje ne passe pas pour vous terrifier par les lettres,
9 ...
10,10 parce que les lettres d'une part, dit-on
Vdisent-ils, sont accablantes et fortes
mais d'autre part la présence corporelle est faible et la parole méprisable.
10 ...
10,11 Que celui-là pense que tels que nous sommes en parole dans les lettres, étant absents,
nous le serons aussi quand nous serons présent.
11 ...
10,12 Car nous n’avons pas l'audace de nous égaler ou de nous comparer à certains Byz TR Nesde ceux qui se recommandent eux-mêmes,
mais en se
Vnous mesurant eux
Vnous-mêmes avec eux
Vnous-mêmes
et en se
Vnous comparant à eux
Vnous-mêmes ils ne sont pas intelligents.
V.
12 ...
10,13 Quant à nous, nous ne nous glorifierons pas outre mesure
mais selon la mesure de la règle que Dieu nous a départie comme mesure, [à savoir]
Vnous a donnée,
une mesure qui s'étend jusqu'à vous.
13 ...
10,14 Car nous ne nous étendons pas indûment, comme si nous n'étions pas parvenus jusqu’à vous,
nous sommes en effet bel et bien parvenus jusqu'à vous dans l’Évangile du Christ.
14 ...
10,15 Nous ne nous glorifions pas outre mesure dans les labeurs des autres
mais nous avons l’espoir, votre foi augmentant, de nous agrandir de plus en plus parmi vous, selon notre règle,
15 ...
10,16 Vet de porter l'Évangile en des pays au-delà du vôtre,
non de nous glorifier dans la règle d'autrui, sur les terrains tout préparés déjà.
16 ...
10,17 Mais : « Celui qui se glorifie qu'il se glorifie dans le Seigneur. »
17 ...
10,18 Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui fait ses preuves
mais celui que le Seigneur recommande.
18 ...
5,21 PARALITURGIE Adaptation au chemin de croix Dans la volonté contemporaine de refonder les dévotions populaires dans leurs substrats bibliques, ce v. est parfois proposé durant le chemin de croix, comme pour donner le sens de l'ignominie que Jésus dut subir en sa passion.
Jerzy
(1941-2004), Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois, (huile sur toile, 2000-2001), 185 x 117 cmChemin de croix ex voto de l'artiste, narthex, galerie haute du sanctuaire de l'icône miraculeuse, Sanctuaire de Czestochowa, Jasna Gora (Pologne)
© D.R. Jerzy Duda-Gracz Estate→ ; photo : J.-M. N., Ps 22,7-9 ; 2Co 5,21
Jésus tombe pour la deuxième fois : là il traverse un pèlerinage, il traverse la fête des Rameaux, la fête des palmes, avec ces grandes perches et ces fleurs. Et dans cette fête des Rameaux, le Christ est voilé de noir. Cette fête qui rappelle la joie et l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem, est la préfiguration de la Passion. Mais lorsque le Christ passe dans la réalité de nos vies, on peut s’en détourner. Ce n’est pas forcément être dans le mal ou dans le bien ; mais c’est une réalité, on peut s’en détourner. Regardez ce couple : ils n’en peuvent plus de regarder, et c’est compréhensible. Et cet enfant qui prie et qui ferme les yeux, cette femme à la croisée des branches de la croix, qui ferme les yeux aussi. Cette vieille femme qui porte un linge et une sorte de cruche ; une autre femme qui porte un sac avec des branches qui bourgeonnent ; et ceux qui regardent, qui évitent de voir et qui recherchent un passage… Mais il y a quelqu’un qui a peut-être compris ce qui se passe : entre les vieilles femmes, la femme avec son cabas, la jeune fille, il y a le chien. Le chien est bien sûr le signe de la fidélité, il est de ce dialogue miséricordieux, avec son seul regard. Le Christ est tombé mais il combat encore, il est encore en vie, alors que nous, nous l’avons déjà enterré et couvert de violettes. Seul le chien regarde vraiment, seul il semble comprendre que Dieu est vivant ! (J.-M. N.)
1,1–24 Portrait d'apôtre Voici la transcription du message écrit en grec cursif que saint Paul tient en main : πρός Τίτον τῆς Κρητῶν ἐκκλησίας πρῶτον ἐπίσκοπον χειροτονηθέντα. Il s'agit des derniers mots de certaines versions de l'épître à Tite, qui signifient : « Pour Tite, le premier à avoir été ordonné évêque de l'église de Crète » (Tt 3,15). Ces mots sont absents de la Vulgate.
Domínikos Theotokópoulos, dit
(1541-1614), Saint Paul (huile sur toile, 1610-1614), 72 x 55 cmMusée du Prado, Madrid (Espagne) © Domaine Public→
2,14–17 toujours triompher dans le Christ Jésus Le triomphe de la foi Saint Paul reprend ici l'image du triomphe, lors duquel un général romain victorieux entre à Rome en triomphateur ; sur sa route, on brûle des parfums. Ainsi la gloire de Dieu est-elle manifestée dans la victoire du Christ.
Cette image du triomphe à la romaine est reprise par
dans un cycle de vingt-et-un cartons de tapisserie sur le thème du Triomphe de l'Eucharistie, réalisés entre 1625 et 1627 à la demande de l'archiduchesse Isabelle d'Autriche.Pierre Paul
(1577-1640), Le Triomphe de l'Eucharistie (huile sur toile, ca. 1626), 595 x 481 cmMusée des Beaux-Arts, Valenciennes (France) © Domaine public→, Col 2,2
Au centre, sous un cartouche portant l'inscription latine « Fides Catholica », une jeune femme auréolée de lumière symbolise la foi : debout sur un char orné d'or et tiré par des anges, elle brandit un calice qui laisse paraître une hostie lumineuse. À ses pieds, un globe terrestre symbolise l'universalité de la foi catholique, tandis qu'à sa droite une jeune femme porte en gloire une croix de bois qui tranche avec la richesse des décors. Deux angelots la précèdent en portant les instruments de la passion, les clous et la couronne d'épines.
À gauche, sous un ciel encore enténébré, un homme portant des instruments d'astronomie représente la science : il semble contempler avec humilité la foi comme un nouvel astre. Derrière lui, on reconnait en ce vieillard chenu appuyé sur une canne l'allégorie de la philosophie. Il est suivi par la Nature, symbolisée par une femme à cinq seins marchant mains liées et tête inclinée, telle une prisonnière. Au-dessus d'eux, un ange dans le ciel porte une torche tout en désignant la foi de sa main gauche, comme lumière d'une sagesse divine « qui n'est pas celle de ce siècle » (1Co 2).
3,11 ce qui demeure est dans la gloire La gloire du crucifié
(1941-), Le Christ aux bras ouverts (quartz rose, cristal de roche givré, onyx et porphyre, nacre, sodalite, amazonite et calcédoine, 2013), 2,5 m et 500 kg
Cathédrale Saint-Julien du Mans (France) © Domaine public→ - Photo : William Chevillon
Suspendu dans le chœur de la cathédrale du Mans, ce crucifix en métaux précieux du sculpteur et orfèvre Christus triomphans avec une référence byzantine. D'origine géorgienne, cet artiste réaménage depuis 1986 des églises françaises en puisant son inspiration dans les traditions artistiques chrétiennes. Les bras du crucifié ouverts deviennent en vertu de la tunique sacerdotale, de la couronne et de son corps rayonnant un signe de victoire et d'accueil universel. Le Christ est en effet l'alpha et l'oméga (Ap 22,13), comme le soulignent les deux lettres grecques de chaque côté.
réinvestit la tradition médiévale du3,16 le voile sera enlevé La Synagogue et l'Église Le « voile posé sur le cœur des fils d'Israël » (2Co 3,15) se retrouve dans les yeux bandés de la femme représentant la Synagogue, tandis que l'Église, elle, a la tête haute et le regard bien clair.
, La Synagogue (1225-1235), grès taillé polychrome, portail sud
cathédrale Notre-Dame de Strasbourg (France) © Domaine public→
, L'Église (1225-1235), grès taillé polychrome, portail sud
cathédrale Notre-Dame de Strasbourg © Domaine public→
3,18 visage découvert, contemplant Dictée de feu Le thème de la contemplation de Dieu et du voile dont Celui-ci est nécessairement revêtu pour nous ne se limite pas à Moïse. Saint Paul l'étend à tous les chrétiens, tandis que les mystiques, à travers les siècles, explorent ce thème par leurs grâces propres, à l'exemple de sainte Hildegarde de Bingen.
Le Scivias (Scito Vias Domini) fut écrit vers 1151-1152 sous la dictée de sainte Hildegarde de Bingen, qui en reçut l'ordre par inspiration divine. Divisé en trois parties et assorti de 35 enluminures, il contient les visions de la sainte mystique évoquant le Salut en Jésus-Christ, l'Église ou encore les sacrements.
, Scivias (enluminure sur parchemin, ca. 1151-1152, L'inspiration de sainte Hildegarde)
Bibliothèque vaticane (Cité du Vatican) © Domaine Public→
L'Esprit Saint, sous la forme de flammes de feu, auréole sainte Hildegarde et lui inspire une vision qu'elle esquisse sur sa tablette de cire ; en face d'elle, le moine Volmar se tient prêt à écrire sous sa dictée.
4,6 sur la face du Christ Jésus Contemplations
George
(1861-1950), Cinquième et sixième stations : Simon de Cyrène et sainte Véronique (huile sur toile marouflée, 1931), 150 x 361 cmbas-côté gauche de la nef, église Sainte-Barbe, Wittenheim (Haut-Rhin, France) © P.Lemaitre→, Lc 23,26
Au bord du chemin, un homme et une femme viennent soulager Jésus. « Le Sauveur est debout, il n’en peut plus. Alors Simon de Cyrène, homme rude et bon, apparaît, l’entraîne, lui et sa Croix » (Bourgeois). L’artiste semble avoir prêté son propre visage à Simon de Cyrène (Ritter). Dans ce pays où il a traversé la guerre des tranchées et la perte de son fils de 17 ans, Desvallières a pris et prend encore sa part aux souffrances du Christ. Le docteur Vallon a visité l’atelier du peintre en 1931 et y a vu trois stations du futur Chemin de Croix d’Alsace dont celle-ci : « Ce fut alors seulement, que, convenablement préparé je me suis autorisé à contempler sur les ascétiques cimaises, blanchies à la chaux, les grandes toiles du Chemin de Croix de Georges [sic] Desvallières [...] Desvallières porte la Croix. Avec elle, il est tombé autant de fois que Jésus et il lui a suffi d’interroger sa propre douleur pour nous raconter (en quels termes poignants !) l’écrasement d’un homme par l’inhumain fardeau. Il a trébuché sur les pierres roulantes des chemins du Golgotha. Pendant que la charité du Cyrénéen le remplaçait, un instant, sous la Croix, il s’est étiré, comme Jésus, et la douleur de ses reins lui a arraché un sourd gémissement. Avec le Christ, il a gravi le Calvaire [...] » (Vallon). Plus loin après l’arche devant la ville de Jérusalem illuminée par un rayon de soleil, dans le prolongement, la sixième station représente alors une femme, Véronique, sous les traits de la maîtresse de maison qui accueille alors le peintre à Ruelisheim. Avec une compassion émouvante, elle essuie délicatement le visage de Jésus, « sa sueur et son sang. Pour trouver une foi de la qualité de celle-ci, il faudrait remonter le cours des âges, s’enfoncer, à tâtons, dans la nuit médiévale » (Rinuy).
George
(1861-1950), Sixième station : Une pieuse femme essuie la face de Jésus (huile sur toile marouflée, 1935), 125 x 249 cméglise du Saint-Esprit, Paris 12e arrdt. (France) © P.Lemaitre→
Le visage du Christ de douleur s’imprime lumineux, sur le voile de Véronique qui s’est avancée à travers les lances ennemies menaçantes sur le fond noir du ciel. La femme, qui vient d’accomplir son geste bienveillant, ferme les yeux devant la vision du supplice et renverse son visage en arrière. Cette grande scène rectangulaire invite le fidèle au recueillement et au courage : comme Véronique, il doit braver les dangers. Cette station se trouve « sous les fresques de Marguerite
et de Melle qui célèbrent, à travers la figure de saint Bernard ou le Concordat de Worms, “ l’Église [qui] étend ses bienfaits à toute l’Europe ” » (idem).George
(1861-1950), La Sainte Face, « Il Santo Volto » (huile sur toile, 1925), 230 x 274 x 7,5 cm (avec le cadre) 195 x 77 cmCollezione d’Arte Religiosa Moderna, Musées du Vatican (Cité du Vatican) © Succession Desvallières→
Voilà un triptyque réalisé pour l’église du Village français à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, à Paris. ; c’est une Face qu’on pourrait trouver hideuse si elle ne conservait une majesté infinie et un reflet de sa divinité. Elle est recouverte des plaies reçues au cours de sa Passion : le nez est brisé, aplati, les paupières tuméfiées. […] Ne lisons-nous pas dans la messe du Sacré-Cœur : “Moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et l’abjection du peuple” ? Et nous sommes tentés, en écoutant les réflexions de beaucoup de visiteurs, de continuer : “Tous ceux qui m’ont vu m’ont tourné en dérision ; ils ont chuchoté et branlé la tête.” Mais combien de chrétiens ne sont pas gênés quand on leur rappelle fortement les souffrances du Christ ? Néanmoins, M. n’a pas hésité : il nous fait communier à ces souffrances pour nous unir au Divin cœur. » (Lecoutey) Maurice Brillant remarque cette Sainte Face « très montée de tons, émouvante et lyrique » (25 octobre 1925). Robert Vallery-Radot parle du talent de l’artiste à dévoiler dans ses œuvres les sentiments des êtres et tout spécialement ceux du Christ souffrant : « Il faut remonter à Rembrandt pour rencontrer un peintre ayant su exprimer, sur la figure du Christ, une telle majesté dans l’abandon, une telle force dans la tristesse. »
veut impressionner, déclencher l’émotion, ébranler la sensibilité du passant indifférent à la religion comme du croyant convaincu. Il offre au public, dans des couleurs fauves, éclatantes et lumineuses, cette Sainte Face qui invite à la méditation sur la souffrance, le don de la vie, l’amour. Le secrétaire des Ateliers d’art sacré décrit ainsi les réactions que suscita l’œuvre lors de cette exposition : « D’un choc, nous sommes en plein avec le Christ dans toute sa souffrance. Ce n’est pas une Face langoureuse, attristée par une névralgie, comme en aiment beaucoup d’âmes timorées[...] La composition magistrale de
met en scène la Face douloureuse du Christ lors de sa Passion. Au centre du triptyque, vénéré par deux hommes en prière, de part et d’autre d’un vase fleuri, le visage de Jésus souffrant domine, miraculeusement imprimé sur une large draperie tenue par deux grands « anges adorateurs, orangés et violets » (Garreau). Le mouvement qu’ils suscitent, dans la partie gauche et droite du triptyque, tant dans les drapés que dans la façon dynamique dont ils saisissent le suaire, entraînés par une envolée de petits angelots vers le ciel, contraste avec la partie centrale, traitée de façon hiératique. Tout en participant à ce mouvement d’ascension, ils sont plongés tous les deux dans une adoration sereine et présentent au monde leur trésor : la figure du Seigneur, le Fils de Dieu, qui donne sa vie pour l’humanité.[...] Laissons M. Lecoutey conclure, qui écrivait, au premier jour : « La chaude harmonie jaune et rouge de l’ensemble de cette décoration place l’âme dans une atmosphère ardente pour que sa méditation, que se sont efforcés d’inspirer ceux qui ont travaillé à cette oeuvre, puisse se changer en prière ; pour que cette âme enfin s’enflamme d’amour pour Celui qui a dit, au témoignage de saint Jean : “Je suis venu jeter le feu sur la terre et que veux-je sinon qu’il s’allume ?” » (Cf. P. J.-M. Nicolas).
George
(1861-1950), Sainte Véronique et le Christ (pastel, ca. 1930), 64 x 72 cmCollection particulière (France) © Succession Desvallières→
L'artiste cadre les deux visages de Véronique et de Jésus de la sixième station du Chemin de Croix de Wittenheim. C'est la même composition que dans l’église d’Alsace mais ici la Sainte Face du Christ est tuméfiée par les coups. Terminé en mars 1930 pour l’exposition à la galerie Druet, le pastel est également présenté au Salon des Tuileries en juin. C’est un tableau à part entière, où le peintre a voulu mettre en évidence la compassion de la sainte femme pour la souffrance de son Seigneur. L’œuvre devant laquelle le peintre s’est fait photographier a fait le tour de plusieurs expositions françaises et européennes au cours des années trente.
5,1 Bible hiéroglyphique
Thomas →New Hieroglyphical Bible (impression au plomb et gravure sur bois, 1794), 14 x 9 cm
(1753-1828) et Rowland (1744-1833),Thomas Fisher Rare Book Library, Toronto (Canada) © Domaine public - Photo : Dr Ralph F. Wilson
6,7–18 les armes de la justice La constance dans les tribulations, fruit du combat spirituel
Paolo
(1397-1475), Saint Georges et le dragon (huile sur toile, ca. 1470), 55,6 x 74,2 cmNational Gallery, Londres (Royaume-Uni) © Domaine public→
Selon la Légende Dorée de
(13e s.), au 4e s., saint Georges aurait délivré la ville libyenne de Silène d'un effrayant dragon. Ce dernier réclamait chaque jour un tribut de deux brebis. Lorsque les brebis vinrent à manquer, on offrit à la bête un animal et un jeune homme ou une jeune fille tiré au sort.Revêtu d'une armure rappelant les « armes de la justice », saint Georges monte un cheval blanc cabré. Ce mouvement s'oppose à celui du dragon qui, gueule béante et sanguinolente, fléchit sous l'assaut du saint. La lance se situe dans le prolongement de l'œil d'une tempête, en haut à droite de la composition, suggérant une intervention divine.
Saint Georges vient sauver la princesse de Silène, désignée par le sort. Celle-ci ne semble pas craindre le monstre. La Légende dorée raconte qu'usant de sa ceinture comme d'une laisse elle conduit par la suite le dragon rendu inoffensif dans la ville. Georges promet de le tuer à condition que les habitants de Silène se convertissent au christianisme.
Les deux personnages, au visage lumineux et paisible, tiennent en respect le dragon : l'une par la laisse, l'autre par la lance, incarnant ainsi deux voies de la victoire du bien sur le mal, fruit du combat spirituel.
8,1–24 le bien authentique de votre charité La charité : théorie et pratique
di Bondone (1267-1337), Allégorie de la charité (fresque, 1303-1306), 120 x 60 cm
chapelle Scrovegni, église de l'Arena, Padoue (Italie) © Domaine public→, 1Jn 4,7
La charité revêt ici les traits d'une figure féminine : couronnée de fleurs en signe de son bonheur terrestre, elle reçoit une bourse des mains de Dieu, symbole de la Providence. La corbeille débordante de fruits et de fleurs qu'elle tient dans sa main gauche, ainsi qu'à ses pieds les bourses destinées aux pauvres, montrent sa prodigalité.
, in Manuel des jeux des Échecs, des mérelles et des tables (encre sur parchemin, 1300-1380), manuscrit, fol. 1v
Bibliothèque Nationale de France, Paris (France) © Domaine Public→
Le pélican, dont on pense qu'il nourrit ses petits de sa propre chair, est vite considéré par les Pères de l'Église comme un symbole christique, puisqu'à l'image du pain eucharistique, son corps est donné en nourriture. →101 établit ainsi un parallèle entre le pélican et le Christ dont le sang vivifie les croyants. Dans son hymne « Adoro te devote », Enarr. Ps. désigne le Christ adoré en la sainte hostie comme le « pie pellicane », le pieux pélican. L'iconographie médiévale reprend à son compte l'oiseau comme allégorie de la charité.
Lucas
(1515-1586), Charité (huile sur chêne, vers 1537), 48,5 x 73 cmHamburger Kunsthalle, Hambourg (Allemagne) © Domaine Public→
La nature généreuse et verdoyante de ce tableau délicat évoque l'âge d'or et le jardin d'Eden : la forêt, loin d'être hostile, offre à la tendresse maternelle un écrin protecteur. Alors qu'elle présente son sein au nourrisson, la Charité, en tenue d'Ève, reçoit des fruits de ses trois autres enfants, illustrant ainsi le cercle vertueux de l'amour, qui ne s'épuise jamais.
Philippe de
(1602-1674), La Charité (huile sur toile, 1635), 157 x 132 cmMusée des Beaux-Arts de Nancy (France) © CC BY-SA→
Sur fond d'architecture classique, une jeune femme imposante et majestueuse, auréolée du feu de l'amour divin, est accaparée par trois enfants dodus. L'un s'agrippe au sein qu'il tète, un deuxième plonge son regard dans celui de sa mère, tandis que le troisième tend ses bras potelés vers la grenade écorcée qui occupe le centre de la composition. Cette dernière, aux grains rouges et juteux, symbolise le corps et le sang du Christ qui vivifient les croyants. Les grains sont inépuisables, comme l'amour divin. Une symbolique associe leur nombre à celui des commandements du Pentateuque, et ainsi à la perfection de la Loi donnée à Moïse.
Nombre de peintres ont quant à eux fait droit à une charité à pied d'œuvre, par la représentation des sept œuvres de miséricorde, que sont
(actif ca. 1490-1524), Les sept œuvres de miséricorde (huile sur bois, 1504), 101 x 54 cm
Rijksmuseum, Amsterdam (Pays-Bas) © Domaine public→, 1Jn 4,7
Frans
(1581-1642), Les sept œuvres de miséricorde (huile sur toile, 1605), 55 x 80 cmDeutsches Historisches Museum, Berlin (Allemagne) © Domaine Public→
Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit
(1600-1604), Les sept œuvres de miséricorde (huile sur toile, 1607), 390 x 260 cméglise Pio Monte della Misericordia, Naples (Italie) © Domaine Public→
Le
, connu pour ses compositions fortes et ses jeux de lumière spectaculaires, parvient ici à illustrer en une seule scène les sept œuvres de miséricorde.Dans la moitié supérieure de la composition, la Vierge tient l'enfant Jésus dans ses bras : il regarde la terre tendrement, mi-interrogateur, mi-compatissant. Dans un grand froufrou d'ailes et de drapés, deux anges enlacés semblent dégringoler du ciel, comme pour montrer que par les actes de miséricorde des croyants, Dieu se penche sur la terre.
À gauche de la composition, un vieillard passe sa tête à travers les barreaux d'une geôle pour téter le sein tendu d'une jeune femme qui détourne le regard. C'est la scène dite de la « charité romaine », racontée par des auteurs de l'Antiquité classique comme
ou . Une jeune fille du nom de Péro aurait nourri de cette façon son père, Mycon, condamné à mourir de faim en prison. fait d'une pierre deux coups : cette histoire illustre à la fois le don de nourriture aux affamés et la visite aux prisonniers.Derrière, ces deux personnages, un homme en surplis — sans doute un prêtre — tient une torche d'une main, un linceul de l'autre. Aidé d'un autre homme, il semble faire entrer chez lui un cadavre dont on ne voit que les pieds (chose inhabituelle chez
, ils sont propres !), mis en valeur par les jeux de lumière. C'est au commandement « enterrer les morts » qu'obéissent ainsi les deux hommes.Au centre du tableau, un jeune homme bien mis regarde avec sollicitude un personnage à demi-nu qui semble mal en point ; il esquisse le geste de déchirer son manteau, faisant écho à un épisode de la vie de saint Martin de Tours. Le Caravage illustre ainsi deux œuvres de miséricorde : visiter les malades et vêtir ceux qui sont nus.
À droite, au second plan, un homme guide un pèlerin, reconnaissable à son chapeau orné d'une coquille de Compostelle ; on reconnaît ici l'hospitalité due à l'étranger.
9,6–15 qui sème en bénédictions, en bénédictions moissonnera aussi Le semeur, figure de l'âme généreuse Ce champ, qui n'en est qu'au stade des semailles, est néanmoins déjà doré comme les blés mûrs : peut-on y voir la promesse d'une moisson généreuse pour ce semeur ?
Vincent
(1853-1890), Le semeur (huile sur toile, 1888), 72 x 91,5 cmMusée des Beaux-Arts, Winterthur (Suisse) © Domaine Public →
10,5–18 nous réduisons en captivité toute intelligence pour l'amener à l'obéissance au Christ Le triomphe de la foi sur la science, la philosophie et la nature Ce chapitre où Paul dément se comporter selon la chair et affirme renverser « toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu » évoque cette oeuvre fameuse de , issue d'un cycle de vingt-et-un cartons de tapisserie sur le thème du Triomphe de l'Eucharistie, réalisés entre 1625 et 1627 à la demande de l'archiduchesse Isabelle d'Autriche.
Pierre Paul
(1577-1640), Le Triomphe de l'Eucharistie (huile sur toile, ca. 1626), 595 x 481 cmMusée des Beaux-Arts, Valenciennes (France) © Domaine public→, Col 2,2
Au centre, sous un cartouche portant l'inscription latine Fides Catholica, une jeune femme auréolée de lumière symbolise la foi : debout sur un char orné d'or et tiré par des anges, elle brandit un calice qui laisse paraître une hostie lumineuse. À ses pieds, un globe terrestre symbolise l'universalité de la foi catholique, tandis qu'à sa droite une jeune femme porte en gloire une croix de bois qui tranche avec la richesse des décors. Deux angelots la précèdent en portant les instruments de la passion, les clous et la couronne d'épines.
À gauche, sous un ciel encore enténébré, un homme portant des instruments d'astronomie représente la science : il semble contempler avec humilité la foi comme un nouvel astre. Derrière lui, on reconnaît en ce vielliard chenu appuyé sur une canne l'allégorie de la philosophie. Il est suivi par la Nature, symbolisée par une femme à cinq seins marchant mains liées et tête inclinée, telle une prisonnière. Au-dessus d'eux, un ange dans le ciel porte une torche tout en désignant la foi de sa main gauche, comme lumière d'une sagesse divine « qui n'est pas celle de ce siècle » (1Co 2).